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Et les gouvernements?

Radio-Canada

Une taxe de 7 % sur un plein de 70 $ rapporte davantage au gouvernement que 7 % d'un plein qui ne coûte que 40 $.

Lorsque les prix de l'essence à la pompe augmentent, les revenus du gouvernement fédéral provenant de la TPS de 7 % sont supérieurs, car le montant total de la facture d'essence est plus élevé.

Le gouvernement perçoit également plus d'argent provenant des impôts sur les sociétés pétrolières, car leurs profits augmentent lorsque les prix du brut et des produits raffinés sont élevés. Le gouvernement paie cependant plus cher pour ses coûts de chauffage et de transport.

L'ancien ministre des finances, Ralph Goodale, a néanmoins reconnu, en 2005, que le gouvernement fédéral prévoyait avoir plus d'argent dans ses coffres grâce à la hausse des prix du pétrole.


TAXES SUR L'ESSENCE:

- Taxe d'accise 10 ¢ le litre (Ottawa)
- Taxe de 15,2 ¢ le litre (Québec)
- TVQ de 7,5 % (Québec)
- Taxe spéciale de 1,5 ¢ le litre (Montréal)
- TPS de 7 % (Ottawa)

À Québec, le premier ministre, Jean Charest, assure que son gouvernement ne se remplit pas les poches grâce à la hausse des prix de l'essence.

Au mois d'août 2005, M. Charest a déclaré que l'augmentation du prix de l'essence coûte plus cher à son gouvernement que ce qu'elle lui rapporte en revenus supplémentaires.

Québec explique que ses dépenses de chauffage dans les édifices gouvernementaux et d'essence pour sa flotte de véhicules effacent entièrement les revenus supplémentaires provenant des taxes sur l'essence. Selon le premier ministre, Jean Charest, chaque hausse d'un demi-cent le litre lui coûte 22 millions de dollars. (2)

(1) L'Actualité, 1er octobre 2005, p. 50

(2) Presse canadienne, 31 août 2005