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L'adoption du projet de loi 124 sous le bâillon suscite l'indignation

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2005 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Regroupement des centres de la petite enfance des Cantons de l'Est dit être sous le choc et vilipende la gouvernement Charest.

La décision du gouvernement Charest de faire adopter le projet de loi 124 sur la réforme des services de garde suscite l'indignation de l'Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE).

L'organisme se dit scandalisé par la décision du gouvernement de faire adopter le projet en bloc, sans en faire l'étude article par article. Le Regroupement des CPE des Cantons de l'Est soutient également être sous le choc.

Le ministre libéral Jacques Dupuis justifie la décision du gouvernement en soutenant qu'une entente était intervenue entre l'AQCPE et la ministre de la Famille, Carole Théberge, quant à la mise en oeuvre du projet de loi. « Évidemment, pour qu'on puisse le mettre en oeuvre, il faut l'adopter », a ajouté M. Dupuis.

L'AQCPE souligne que jamais elle n'a conclu d'entente, ni approuvé le projet de loi. Elle ajoute avoir simplement salué l'ouverture de la ministre Théberge, mais qu'il restait encore beaucoup de travail à faire.

La directrice du Regroupement des CPE des Cantons de l'Est, Martine Staehler, est également indignée par la décision du gouvernement d'imposer le bâillon dans ce dossier, au moment où des discussions entre le ministère et des représentants du réseau avaient lieu.

« On a cru à ce que nous a dit ce gouvernement et aujourd'hui on se rend compte que ce n'était que des mensonges. On pense que ça va être très très difficile dans l'avenir de pouvoir travailler dans un climat de confiance avec ce gouvernement », dit-il.

L'éducatrice Marie-France Gagnon, qui accompagnait Mme Staehler lors de sa conférence de presse, jeudi avant-midi, a précisé pour sa part que les éducatrices avaient l'intention de poursuivre leurs moyens de pression.

« Le mot d'ordre que j'entends est que nous poursuivons le plan d'action. Nous sommes en désaccord avec ce qui se passe actuellement, nous n'acceptons pas ce verdict-là et, jusqu'à la fin, nous disons non à ce projet de loi », affirme Mme Gagnon.

La nouvelle loi sur les services de garde, qui entrerait en vigueur le 6 avril, prévoit notamment que la gestion des services de garde en milieu familial deviendra du ressort de bureaux coordonnateurs et non plus de CPE. Actuellement, 884 CPE se partagent cette responsabilité.

Le Regroupement des CPE des Cantons de l'Est a déjà soutenu que ces bureaux fonctionneront avec un budget moitié moindre, ce qui mettra en péril la qualité des services offerts. L'organisme prédit qu'une cinquantaine de postes de conseillères pédagogiques disparaîtront en Estrie, et que les services aux éducatrices et aux parents seront réduits.

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