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Léo-Paul Lauzon se fait l'apôtre de la «canadianisation»

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2005 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le candidat-vedette du Nouveau Parti démocratique au Québec veut qu'Ottawa prenne le contrôle d'Air Canada et du Canadien National et ait une plus grande participation dans l'industrie pétrolière et gazière.

Léo-Paul Lauzon, le candidat-vedette du Nouveau Parti démocratique au Québec, veut que le gouvernement fédéral prenne le contrôle d'Air Canada et du Canadien National, qui n'ont, selon lui, de canadien que le nom. Il estime également que l'industrie du pétrole et du gaz naturel ne devrait pas être laissée entre les mains du secteur privé.

« Nous devenons de plus en plus une branche des États-Unis », a-t-il déploré, au moment où le leader du NPD, Jack Layton, assistait au lancement de la campagne du parti au Québec, mardi.

L'économiste de gauche, qui enseigne à l'UQAM, estime qu'il est crucial qu'Ottawa « canadianise » certains secteurs vitaux afin de protéger la souveraineté canadienne. À son avis, le Canada est l'un des rares pays dotés d'une importante industrie pétrolière et gazière à échapper à un certain contrôle gouvernemental.

Léo-Paul Lauzon a vanté le président vénézuélien, Hugo Chavez, qui s'est dressé contre les États-Unis et qui a investi les revenus du pétrole dans des réformes sociales (mais dont certains critiquent une dérive autoritaire). « Il s'agit d'un bon exemple, et je n'ai pas honte de l'affirmer. C'est comme [le leader cubain] Fidel Castro. Regardez ce qu'ils ont fait pour leur population », a-t-il commenté.

Des représentants du Nouveau Parti démocratique ont tenu à souligner que les opinions de M. Lauzon ne font pas partie du programme du parti. Jack Layton a toutefois affirmé que M. Lauzon partageait les vues du NPD concernant l'égalité sociale.

Plus tôt, des stratèges libéraux ont tenté de discréditer le professeur pour certaines positions souverainistes passées. Prié de dire s'il croit en l'indépendance du Québec, M. Lauzon a affirmé en avoir assez du vieux débat entre souverainistes et fédéralistes. « Je crois d'abord en un fédéralisme de compassion, d'équité, de partage, a-t-il fait valoir. C'est le temps de l'indépendance, de la souveraineté du Canada. »

M. Lauzon tente de remporter un siège dans Outremont, une circonscription où la lutte s'annonce serrée entre le ministre libéral Jean Lapierre, le candidat du Bloc québécois, l'ancien ministre péquiste Jacques Léonard et le candidat conservateur Daniel Fournier, homme d'affaires connu du secteur immobilier.

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