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Les États-Unis montrés du doigt

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2005 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À la conférence de Montréal, des résidents des États touchés par les cyclones de l'automne et des ONG dénoncent l'inaction de l'administration Bush face au réchauffement de la planète.

En matière de lutte contre les changements climatiques, les États-Unis ont été doublement dénoncés, lundi, lors de la conférence des Nations unies sur les changements climatiques, à Montréal.

Différents représentants américains sont venus dans la métropole québécoise afin de critiquer l'inaction de l'administration Bush devant le réchauffement de la planète. Des délégués du milieu des assurances, de l'industrie touristique, des écologistes, ainsi que des conseillers municipaux ont fait le voyage depuis les États du sud, touchés par les cyclones de l'automne.

Ils ont assuré avoir conscience des problèmes engendrés par le réchauffement de la terre. Ils souhaitent la mise en place d'une vraie politique de réduction des gaz à effet de serre.

L'ancien directeur des politiques de climat sous le gouvernement Clinton, David Donneger, est lui aussi venu à la conférence. Il a adressé un message très clair aux Canadiens, leur enjoignant de commencer dès maintenant les négociations pour l'après-Kyoto, en 2012. Il estime en effet que d'ici là, l'administration aura changé et que les États-Unis signeront le prochain protocole.

Des ONG renchérissent

Différentes organisations non gouvernementales ont relayé ce message. Elles ont déconseillé à l'Union européenne de transiger avec les États-Unis sur les suites à donner au protocole de Kyoto. Des écologistes du Réseau action climat, par exemple, ont estimé qu'il s'agissait d' « une erreur stratégique majeure ».

Ils souhaitent que les 180 pays représentés à la conférence se mettent d'accord, sans se soucier de l'administration Bush, sous peine de ne pas avancer.

Des sénateurs écrivent au président

En outre, près du quart des sénateurs américains ont écrit lundi au président Bush, pour lui demander de participer aux discussions sur les changements climatiques.

Rédigée par le démocrate Jeff Bingaman et la républicaine Olympia Snowe, la lettre est cosignée par 22 autres sénateurs, dont seulement 3 républicains. Ils estiment que les États-Unis doivent participer de façon constructive aux négociations sur le réchauffement de la planète, aux termes de la Convention sur le changement climatique issue du sommet de Rio de 1992.

« À notre sens, une décision délibérée de l'administration de ne pas s'engager dans ces discussions, pour la seule raison qu'elles pourraient porter sur de futures réductions obligatoires des émissions [de gaz à effet de serre], n'est pas conforme aux obligations des Nations unies », écrivent les sénateurs. Ils ajoutent qu'« au minimum, les États-Unis devraient s'abstenir de bloquer ou de faire obstruction aux discussions entre les parties à la Convention ».

Les suites de Rio et de Kyoto

La conférence de Montréal, qui a commencé le 28 novembre et qui s'achève vendredi, est à la fois une conférence de suivi de la Convention de 1992 et la première réunion de suivi du protocole de Kyoto.

Les États-Unis participent pleinement aux travaux sur la Convention, qu'ils ont ratifiée. Cependant, ils ne sont qu'observateurs à ceux sur Kyoto, parce qu'ils ont refusé de signer le protocole. Ils sont pourtant le pays qui émet le plus de gaz dont l'action sur le réchauffement de la planète a été prouvée.

Le grand enjeu de la conférence est d'étudier la politique à adopter en matière d'émissions de gaz à effet de serre après 2012, date à laquelle le protocole de Kyoto arrive à échéance.

Celui-ci prévoit, pour les pays industrialisés qui l'ont signé, une réduction de 6 % des émissions de gaz à effet de serre, par rapport à leur niveau de 1990. Il exclut de gros émetteurs du sud comme la Chine et l'Inde, alors considérés comme pays en développement.

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