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Ottawa annonce un allègement des contraintes administratives

Le gouvernement fédéral veut réduire les délais causés par les études d'impact environnemental et tirer profit du boom pétrolier, ce qui réjouit l'industrie et soulève la colère des environnementalistes.

Depuis cinq ans, les grandes pétrolières ont investi plus de 600 millions de dollars dans la recherche d'hydrocarbures au large des côtes de Terre-Neuve. Ces investissements sont toutefois à la baisse. De 1999 à 2004, ils ont diminué de 250 millions de dollars à moins de 20 millions.

Ottawa a donc décidé de répondre aux demandes répétées de l'industrie et de réduire les étapes menant à l'acceptation des projets. Selon le ministre fédéral de l'Environnement, Stéphane Dion, les évaluations seront tout aussi efficaces, mais elles seront plus rapides. « L'environnement et l'économie s'en sortiront pour le mieux », a-t-il souligné.

Dans les faits, le ministre Dion n'aura plus à approuver chaque demande de forage exploratoire des pétrolières. L'Agence canadienne d'évaluation environnementale pourra se charger de cette responsabilité. Cette dernière pourra du même coup réduire les consultations publiques et les délais causés par les études d'impact environnemental.

Ces changements apportent une satisfaction aux pétrolières, mais ils sèment la colère chez les environnementalistes.

« Dernièrement, en Nouvelle-Écosse, il y avait un déversement de plus de 300 000 litres de déchets. Ça, ce n'est pas mineur, localisé, de courte durée et réversible », a rappelé Mark Butler, porte-parole du Centre d'action écologique.

Ottawa se veut rassurant en disant qu'en général les activités de prospection de l'industrie pétrolière exercent peu d'effet sur l'environnement.

Le risque est toutefois trop grand, selon les écologistes qui rappellent que le dernier grand déversement à Terre-Neuve a tué plus de 200 000 oiseaux marins.