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Des entreprises réclament des actions urgentes

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2005 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À la tête de ce groupe, la société Alcan presse Ottawa d'agir avec plus de détermination pour forcer les entreprises à réduire les gaz à effet de serre.

La multinationale de l'aluminium, Alcan, a pris la tête d'un groupe d'entreprises qui réclament des actions de toute urgence pour prévenir les changements climatiques.

Le président d'Alcan, Travis Engen, a même écrit au premier ministre Paul Martin pour lui demander d'agir avec plus de détermination et de forcer les entreprises à réduire les gaz à effet de serre.

Ces propos rassurent le biologiste Claude Villeneuve, de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), auteur de plusieurs livres sur les changements climatiques.

Les dirigeants de Shell, de Bombardier, du Mouvement Desjardins et de Power Corporation font également partie des signataires de la missive envoyée à Paul Martin. Ils se disent tous en accord avec les conclusions du Groupe d'experts de l'Organisation des Nations unies (ONU) sur l'évolution du climat.

Leur cri d'alarme est perçu comme une douce musique aux oreilles de Claude Villeneuve, qui est notamment directeur de la chaire éco-conseil de l'UQAC : « Je suis enchanté de ce que je lis aujourd'hui là-dessus », dit-il.

Selon Claude Villeneuve, le message que les chefs d'entreprises adressent au gouvernement Martin est très clair: « Arrêtez de tergiverser, arrêtez de niaiser. On n'a pas le moyen de perdre notre temps avec vos hésitations », lance le biologiste.

Ce dernier souligne que les catastrophes naturelles coûtent cher aux grandes entreprises comme Alcan, qui sont parfaitement conscientes des conséquences du réchauffement de la planète: « Quand on a eu les inondations de 1996, Alcan a eu peur. Et quand on a d'immenses incendies de forêt, les entreprises forestières n'aiment pas ça », soutient l'expert.

Signe des temps, sans doute, la protection de l'environnement ne rime plus avec dépenses et pertes de revenu. Selon l'Alcan, il est parfaitement possible de promouvoir la réduction des gaz à effet de serre, tout en poursuivant la croissance de l'entreprise et en maintenant sa rentabilité.

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