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Un massacre royal

Radio-Canada

Des ossements mis au jour l'été dernier dans les ruines d'une cité royale Maya, au Guatemala, seraient ceux d'une quarantaine de personnes mortes il y a 1200 ans, dont ceux du roi, de la reine et de leur entourage.

La vie royale n'était pas de tout repos chez les Mayas. Des archéologues américains affirment que les squelettes d'hommes, de femmes et d'enfants retrouvés l'été dernier dans des ruines de la cité royale Maya de Cancuén, au Guatemala, étaient ceux de la famille royale et de son entourage.

L'équipe de l'université pense que la quarantaine de personnes, dont le roi et la reine, auraient été exécutées il y a 1200 ans, victimes d'un massacre.

Elles auraient été rassemblées et abattues. Un grand nombre d'entre elles ont été frappées au cou ou sur la tête avec des fers de lance et des haches.

Deux des femmes étaient enceintes. Les deux foetus étaient encore préservés dans la boue, qui s'est plus tard déversée dans le bassin sacré du palais où ont été jetés les corps mutilés des victimes.

D'autres corps, dont ceux du roi et de la reine, ont été enterrés ailleurs dans des tombes de fortune.

Les recherches montrent que les os découverts dans la boue de l'ancien bassin royal appartiennent à au moins 31 individus, tous de haut rang au vu des bijoux et d'autres objets découverts à proximité.

Une douzaine d'autres squelettes, certains démembrés, ont été déterrés au nord des ruines du palais.

Le début de la fin ?

Les archéologues s'interrogent sur ce massacre de la tête dirigeante de l'un des royaumes les plus riches de la civilisation Maya. Cet événement pourrait avoir marqué le début de son effondrement, dont les causes profondes sont toujours inconnues.