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Les CPE promettent de se battre

Radio-Canada

L'Association québécoise des centres de la petite enfance prévoit une grogne populaire, advenant l'adoption du projet de loi 124, qui vise notamment à donner la coordination des CPE à des agences régionales.

L'Association québécoise des centres de la petite enfance, qui regroupe 700 CPE, hausse le ton.

Selon l'Association, la ministre de la Famille, Carole Théberge, sera confrontée à une grogne populaire dans les prochaines semaines, si elle maintient son intention d'adopter le projet de loi 124 sur les services de garde à l'enfance. Ce projet vise à donner la coordination des CPE à des agences régionales et à offrir aux parents des heures d'ouverture plus flexibles.

Selon le directeur général de l'Association, Jean Robitaille, certains conseils d'administration de CPE ont demandé la démission de la ministre Théberge. D'autres auraient annoncé leur intention d'ouvrir les portes de leur centre plus tard qu'à l'habituelle au cours des prochaines semaines. Il ajoute que des routes pourraient même être bloquées dans certaines régions rurales.

L'Association dit attendre à la semaine prochaine pour dresser un bilan des décisions qui seront prises par ses membres.

Un simple service de gardiennage?

Les CPE estiment qu'avec ce projet de loi, Québec détruit l'esprit des centres, en amputant dans les services éducatifs pour en faire du simple service de gardiennage. Selon eux, il ouvrirait également la porte à la commercialisation des services et mépriserait la gestion des CPE, assurée en majorité par les parents.

La présidente de l'Association des CPE, Hélène Potvin, se demande aussi pourquoi Québec effectue des compressions dans son budget, tandis qu'Ottawa annonce des investissements de l'ordre de 1 milliard de dollars dans les services à la petite enfance. Elle suggère de prendre 4 % de ce budget pour absorber les compressions et permettre au réseau d'améliorer ce qui ne va pas.

L'Association des centres de la petite enfance lance une pétition et annonce un grand rassemblement de solidarité à la fin du mois. Québec, de son côté, entame une commission parlementaire la semaine prochaine.

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