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PG Élections fait son mea culpa

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2005 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La firme responsable des systèmes de votation électronique de 83 municipalités du Québec, le 6 novembre, sort de son mutisme et avoue avoir sous-estimé la tâche.

La firme PG Élections était responsable des systèmes électroniques de votation de 83 municipalités québécoises, dont Montréal et Québec, dimanche dernier. Toutefois, la gestion du vote a tourné au fiasco: serveurs surchargés, résultats instables, retards dans le processus.

Mercredi, la firme est sortie de son mutisme et a avoué qu'elle avait sous-estimé l'ampleur de la tâche. Le PDG Thomas Gagnon a précisé que sa compagnie était mal préparée et qu'aucun « scénario catastrophe » n'avait été mis sur pied.

M. Gagnon a cependant ajouté que les résultats étaient fiables, aucun vote n'ayant été perdu. Pour l'instant, la vérification des votes à la ville de Québec n'a entraîné aucun dépouillement judiciaire.

M. Gagnon a fait son mea culpa, tout en soutenant qu'il avait beaucoup de difficultés à s'expliquer ce fiasco. En effet, la firme aurait fait tous les tests nécessaires et aurait déjà traité plus de 500 éléments électoraux par le passé.

PG Élections estime malgré tout qu'elle a fait bonne figure dans l'ensemble. La firme, mandatée pour les élections référendaires sur les défusions l'an dernier, soutient avoir été plus rapide qu'un dépouillement manuel, surtout en raison de la complexité de l'élection.

La ministre attend toujours des réponses

La ministre provinciale des Affaires municipales et des Régions, Nathalie Normandeau, exige néanmoins toujours des réponses.

De son côté, le directeur général des élections n'exclut pas la possibilité de poursuivre PG Élections.

Seulement pour s'occuper des élections de la ville de Québec, la firme a encaissé plus d'un million de dollars.

Un dérapage du privé?

Par ailleurs, le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) a indiqué que la sous-traitance des élections était un bon exemple de dérapage des partenariats public-privé.

Le SPGQ croit que le gouvernement de Jean Charest devrait remettre en question son idéologie du privé à tout prix, au détriment de l'utilisation de l'expertise de son personnel professionnel.

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