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Marc-Yvan Côté règle ses comptes avec Paul Martin

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2005 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'ancien organisateur libéral pour l'est du Québec refuse le blâme que lui adresse la commission Gomery et s'en prend au premier ministre Martin, qui l'a banni à vie du PLC. « Que du fiel », rétorque Jean Lapierre.

L'ex-organisateur libéral Marc-Yvan Côté refuse le blâme que lui a adressé le juge John Gomery dans son rapport publié la semaine dernière.

En point de presse à Québec, M. Côté, qui était organisateur du Parti libéral du Canada aux élections de 1997, reconnaît qu'il a fait une erreur en ne posant pas de questions sur la provenance d'une somme de 120 000 $ en espèces que lui avait remise l'ex-dirigeant du PLC-Québec Michel Béliveau.

M. Côté se défend toutefois en soutenant qu'il ignorait que l'argent provenait du programme de commandites. Selon lui, l'argent lui avait été remis par un haut responsable de l'organisation du parti au Québec et non par des dirigeants d'agences de publicité impliquées dans le scandale.

Il estime que le juge Gomery lui a fait une grave injustice.

Paul Martin blâmé

M. Côté, qui a agi pendant 30 ans comme organisateur libéral aux niveaux fédéral et provincial, en plus d'avoir été ministre à Québec, a profité de son point de presse pour littéralement régler des comptes avec le premier ministre fédéral.

M. Côté n'a visiblement pas digéré la décision du premier ministre Paul Martin de le bannir à vie du Parti libéral du Canada, à la suite des conclusions du juge Gomery.

Il a eu des mots très durs à l'endroit du premier ministre, affirmant que le bannissement allait à l'encontre de la démocratie et privait les gens d'une défense juste et équitable. « L'exil, a-t-il dit, est utilisé par les régimes politiques faibles qui veulent éloigner leurs opposants politiques ou créer des écrans de fumée pour camoufler leur propre hypocrisie. »

« Je ne peux, poursuit-il, appuyer en toute conscience quelqu'un qui n'était pas assez fier d'être Canadien pour afficher le drapeau de son pays sur ses bateaux [...] et qui a prôné et cautionné l'abolition de tous les paradis fiscaux, sauf ceux dans lesquels sa compagnie trouvait refuge. »

« Je ne peux, avance-t-il encore, appuyer quelqu'un qui a si peu de jugement qu'il s'entoure d'individus comme Jean Lapierre, cofondateur du Bloc québécois (...) qui par son arrogance et son attitude méprisante continue de stigmatiser les relations entre les gouvernements fédéral et provincial. »

« En mon âme et conscience, je suis un plus fier libéral, Québécois et Canadien qu'il ne le sera jamais », a-t-il conclu, tout en refusant de dire à qui il avait remis les 120 000 $ reçus pour l'organisation de la campagne de 1997.

Du fiel, dit Jean Lapierre

Réagissant aux propos de Marc-Yvan Côté, le ministre des Transports Jean Lapierre déclare qu'il n'a « pas le temps de se laisser distraire par ce fiel ».

Accusé par M. Côté d'envenimer les relations Ottawa-Québec, M. Lapierre répond que « s'il y a quelqu'un qui facilite les relations entre le gouvernement fédéral et le gouvernement du Québec, c'est bien moi ».

Le lieutenant québécois de Paul Martin évoque l'entente Ottawa-Québec sur les garderies, signée il y a quelques jours, comme résultat de son travail avec les représentants du gouvernement québécois.

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