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La situation reste explosive en France

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2005 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les banlieues parisiennes ont été le théâtre d'importantes émeutes pour une huitième nuit consécutive, tandis que les violences nocturnes ont gagné plusieurs villes de l'Hexagone.

Les appels au calme des politiciens et des leaders communautaires pour mettre un terme à la violence qui embrase les banlieues parisiennes n'ont rien donné.

Au contraire, cette fureur populaire gagne d'autres départements du pays.

En l'espace d'une semaine, les violences nocturnes ont gagné une quarantaine de villes en France.

Une fois de plus, des bandes de vandales ont envahi les rues des cités pauvres qui entourent la capitale française pour se livrer au saccage et au pillage, pour une huitième nuit de violence et d'émeutes.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, près de 500 voitures et une trentaine d'autobus ont été incendiés par les émeutiers, qui ont aussi tenté d'enflammer des entrepôts, des mairies, des écoles, un centre culturel et des commissariats de police.

Au moins 78 personnes ont été arrêtées au cours de la nuit par les autorités françaises, qui n'arrivent pas à reprendre le contrôle de ces cités pauvres à forte concentration d'immigrants.

Depuis mercredi, des policiers et des pompiers ont aussi essuyé plusieurs tirs d'armes à feu, qui n'ont heureusement pas fait de victime.

Une trentaine de véhicules ont été incendiés dans la nuit de jeudi à vendredi en Normandie, en Bourgogne et dans la région de Marseille.

Les habitants des banlieues touchées se disent exaspérés par ces nuits de guérilla, avec incendies, caillasses, gyrophares et sirènes, et déprimés par le spectacle de désolation qu'ils découvrent le matin.

Le gouvernement français promet un plan d'action

Jeudi, le premier ministre Dominique de Villepin a tenu trois réunions d'urgence sur cette explosion de violence dans les banlieues. « L'État républicain ne cédera pas. L'ordre et la justice dans notre pays auront le dernier mot », a-t-il déclaré. Le premier ministre français a promis un « plan d'action pour les zones sensibles ».

« Notre devoir, à Dominique de Villepin comme à moi-même, c'est de travailler main dans la main, en totale confiance, en totale coordination », a déclaré pour sa part le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy.

M. Sarkozy, candidat déclaré à la présidentielle de 2007, se fait silencieux après avoir essuyé de nombreuses critiques, y compris dans son propre camp. Plusieurs députés qui réclament sa démission l'accusent d'avoir jeté de l'huile sur le feu par ses déclarations contre la « racaille » de banlieue.

L'événement qui a mis le feu aux poudres

Cette flambée de violence urbaine a éclaté le 27 octobre dernier à Clichy-sous-Bois après que deux adolescents de 15 et 17 ans eurent été électrocutés alors qu'ils se croyaient poursuivis par la police.

Les deux jeunes, accompagnés d'un ami, s'étaient introduits dans des installations électriques avant d'être électrocutés par une décharge émanant d'un transformateur.

Persuadés que les adolescents étaient poursuivis par des policiers au moment de leur mort, des bandes de jeunes du quartier sont aussitôt descendues dans les rues, où ils ont incendié des voitures et saccagé les lieux. Les émeutes ont rapidement gagné d'autres quartiers défavorisés de la banlieue parisienne dans les nuits qui ont suivi.

Les quartiers où ont éclaté les émeutes sont caractérisés par des taux de chômage et d'échec scolaire élevés.

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