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«Je n'ai jamais acheté de cocaïne», dit Boisclair

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2005 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Sommé par ses adversaires péquistes de s'expliquer sur sa consommation de drogue ou de se désister de la course à la direction du PQ, André Boisclair donne un peu plus de détails sur son passé.

Pressé par ses adversaires dans la course à la direction du PQ et par les journalistes, André Boisclair a dû s'expliquer sur son passé de consommateur de cocaïne.

En point de presse après le débat hebdomadaire des candidats, mercredi soir, il a affirmé n'avoir jamais acheté de cocaïne. Il a toutefois refusé de révéler sa source d'approvisionnement.

Il a réitéré n'avoir consommé de la cocaïne qu'occasionnellement, mais a donné une précision quant à la période de sa consommation. « Cela remonte à 7 ou 8 ans », a-t-il déclaré.

M. Boisclair a dit aussi avoir commis une erreur qu'il regrettait beaucoup. « Mais je n'ai jamais eu de problème de dépendance », a-t-il fait valoir.

« Dire plus ne sert pas l'intérêt public », a conclu le favori à la succession de Bernard Landry.

S'expliquer ou se désister

En marge du débat des candidats, quatre des adversaires d'André Boisclair l'ont sommé de lever le voile sur son passé de consommateur de cocaïne ou de renoncer à la course.

L'ultimatum est venu des candidats Jean Ouimet, Ghislain Lebel, Pierre Dubuc et Gilbert Paquette.

« Les militants, les organisateurs sont inquiets. Je comprends qu'il fallait lui donner un certain temps pour qu'il retombe sur ses pieds, mais là, il fuit les réponses, il fuit les militants. Il doit répondre aux questions », a plaidé M. Dubuc.

Jean Ouimet croit, quant à lui, que le refus obstiné de M. Boisclair de révéler au grand jour son passé trouble laisse planer un doute sur son intégrité.

Selon Ghislain Lebel, M. Boisclair est dans une telle position de faiblesse devant ses adversaires qu'il risque de mener le Parti québécois tout droit à l'abattoir.

Une opinion partagée par l'auteur Victor-Lévy Beaulieu.

De son côté, Gilbert Paquette soutient qu'André Boisclair « doit songer à se désister s'il a des choses à cacher ». Il ajoute que « la cause de la souveraineté est plus grande que les individus ».

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