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Toronto « oublie » de comptabiliser la moitié de ses déchets

Les chiffres sur le recyclage et les déchets transmis par Toronto ne tiennent pas compte de l'ensemble des déchets de la municipalité. 

Les Torontois se méprennent sur la quantité de déchets recyclés, mais aussi sur la quantité envoyée au Michigan, selon Rob Cook, le président de l'Association qui regroupe les compagnies ontariennes de gestion de déchets.

Toronto affirme que 100 camions d'ordures prennent quotidiennement la route de l'État américain. Mais ce chiffre double si on tient compte des déchets ramassés par le secteur privé.

Des entreprises privées sont responsables de la collecte d'environ la moitié des déchets produits à Toronto, surtout chez les grandes entreprises, les industries et dans certains complexes d'habitation. Or, le taux de réacheminement dans le secteur privé est de moins de 30 %, un pourcentage inférieur de 15 points à celui de la métropole.

Moi mes déchets ont beaucoup voyagé

Par ailleurs, la Ville Reine n'a toujours pas de solution de rechange si le Michigan n'accepte plus ses ordures ménagères.

La situation rend nerveux les administrateurs de plusieurs municipalités du Sud-Ouest, qui craignent d'hériter des ordures torontoises si l'État du Michigan ferme sa frontière aux déchets.

La Chambre américaine des représentants doit bientôt voter sur un projet de loi qui permettrait aux États d'interdire l'enfouissement d'ordures venues d'autres pays.

Le maire de Toronto, David Miller, dit que l'Accord de libre-échange nord-américain protège sa ville. La mairesse de London, Anne-Marie DeCicco, juge cette protection insuffisante.

Le gouvernement McGuinty a déjà reçu un rapport qui recommande 12 sites d'enfouissement dans la province en cas d'interdit américain.

Le rapport n'a toutefois pas été rendu public.