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Martin sera le premier à lire le rapport Gomery

Radio-Canada

La très attendue première partie du rapport de la commission Gomery sur le scandale des commandites sera transmise au premier ministre Paul Martin 16 heures avant d'être rendue publique.

Le premier ministre canadien, Paul Martin, recevra la première partie du rapport de la commission Gomery sur le scandale des commandites quelques heures avant qu'il ne soit rendu public, mardi prochain.

En effet, selon ce qu'a appris le Globe and Mail, Paul Martin pourra préparer sa réponse au rapport dès lundi prochain, 18 heures, soit 16 heures avant que le document ne soit déposé aux Communes, le lendemain matin, par le leader du gouvernement en Chambre, Tony Valeri.

Le commissaire John Gomery devrait tenir un point de presse quelques minutes après le dépôt du rapport.

Cette première partie du rapport de la commission Gomery sur le scandale des commandites sera consacrée à établir les faits. La seconde et dernière partie du rapport, qui contiendra les recommandations de la commission, sera publiée en février prochain.

Paul Martin a déjà indiqué qu'il avait l'intention de déclencher des élections générales 30 jours après le dépôt du second rapport.

Chrétien irrité

Par ailleurs, le quotidien Globe and Mail écrit aujourd'hui que l'ancien premier ministre Jean Chrétien avait été irrité, le printemps dernier, lorsqu'il a reçu du juge Gomery une lettre l'informant que la commission envisageait de lui reprocher son inconduite.

Selon le journal, les avocats de l'ancien premier ministre avaient alors demandé à rencontrer le juge Gomery. Ils estimaient que la lettre du juge n'était pas assez précise.

La rencontre aurait eu lieu, mais le juge aurait refusé d'apporter des précisions.

Le Globe and Mail rappelle que la Loi fédérale sur les commissions d'enquête oblige le commissaire à informer d'avance les personnes susceptibles d'être blâmées, pour leur donner le temps de préparer leur réaction.

Le quotidien ajoute que l'avertissement donné par le commissaire ne signifie pas automatiquement que le rapport contiendra effectivement un blâme à l'endroit de la personne visée.