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Kashechewan: Ottawa conclut une entente

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2005 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le ministre des Affaires indiennes du Canada convient d'un plan d'action pour remédier au désastre sanitaire auquel font face les autochtones de la réserve ontarienne de Kashechewan, dont l'évacuation se poursuit.

Les 2000 autochtones de Kashechewan au nord de l'Ontario et le gouvernement fédéral ont conclu jeudi soir une entente en vue de régler plusieurs des problèmes de la réserve, aux prises avec des conditions sanitaires déplorables.

Le plan d'action présenté par le ministre des Affaires indiennes Andy Scott s'étend sur une période de dix ans. Il prévoit notamment la construction d'une cinquantaine de maisons neuves par année et la réfection de celles encore en état de l'être.

Le système de traitement des eaux sera complètement modernisé, une mesure incontournable depuis la découverte il y a deux semaines de la dangereuse bactérie E. coli dans des échantillons d'eau.

Le plan d'action prévoit en outre la construction ou la rénovation de l'école de Kashechewan et l'amélioration des services à l'enfance, de même que la prévention de la violence en milieu familial.

Le grand chef des Cris de la Baie James et le chef de l'Assemblée des Premières nations se sont tous deux réjouis de cette entente qui survient dans une situation de crise.

Vives tensions aux Communes

Le gouvernement libéral a été passablement malmené jeudi aux Communes pour sa gestion de la situation sanitaire dans la réserve.

À la période des questions, le chef de l'opposition Stephen Harper a réclamé la démission du ministre des Affaires indiennes, Andy Scott, en affirmant que la performance du ministre était, de mémoire récente, « la plus triste » d'un membre du cabinet.

Le premier ministre Martin s'est porté à la défense de son ministre, tout en affirmant que la situation dans la réserve était « totalement inacceptable » et qu'il agirait rapidement.

Ces réactions en chambre faisaient suite aux déclarations du premier ministre Ontarien Dalton McGuinty mercredi, qui a accusé le gouvernement fédéral de n'avoir rien fait dans ce dossier.

Il est « inacceptable » que 1900 résidents de cette communauté de la baie James vivent dans des conditions aussi « déplorables » alors que leur santé est de responsabilité fédérale, a affirmé M. McGuinty.

L'évacuation se poursuit

Entre-temps, l'évacuation à des fins sanitaires de centaines de résidents de la réserve décrétée par le gouvernement ontarien se poursuit depuis mercredi. Au total, plus d'un millier d'autochtones seront transférés à Sudbury, à 675 Kilomètres au sud de leur lieu de résidence.

Plus d'un millier de personnes souffrent de diverses infections de la peau et de maladies, exacerbées par les fortes doses de chlore qu'on a dû déverser dans l'eau potable pour la désinfecter.

Un problème connu et chronique

Un rapport de l'Agence ontarienne des eaux a tiré la sonnette d'alarme au sujet de la station d'épuration des eaux de Kashechewan il y a déjà plus de deux ans. Depuis, les habitants de la réserve doivent faire bouillir leur eau.

Le dossier a soudain pris une tournure plus urgente, il y a deux semaines, quand on a découvert la dangereuse bactérie E. coli dans des échantillons d'eau. Santé Canada a cependant indiqué que des tests effectués les 17 et 19 octobre n'avaient montré aucune trace de la bactérie.

Selon les leaders autochtones de cette région, la station d'épuration des eaux de la réserve de Kashechewan connaît des problèmes chroniques depuis son installation, il y a dix ans. Le fait que l'usine ait été aménagée en aval d'un bassin de stabilisation des eaux usées aggraverait le problème.

Une cinquantaine d'autres communautés autochtones de l'Ontario sont obligées de faire bouillir leur eau. La province est en train d'évaluer la situation sur les autres réserves, a fait savoir David Ramsay, le ministre ontarien responsable des questions autochtones.

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