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Grippe aviaire: le scénario du pire

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2005 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Dans le deuxième reportage sur le sujet, Radio-Canada se penche sur un scénario hypothétique de pandémie. Dans le pire des cas, le tiers des citoyens seraient morts, malades ou terrorisés.

Avec les risques que le virus de la grippe aviaire mute pour se transmettre d'humain à humain, les craintes d'une pandémie mondiale augmentent. Quel serait le pire scénario envisagé?

« Au départ, on parlait d'une pandémie qui pouvait causer 11 millions de morts chez les humains », rappelle le Dr Jean-Pierre Vaillancourt, professeur de médecine vétérinaire à Université de Montréal.

« Depuis, [les prévisions ont été révisées] à 60, à 90 millions de morts. Un collègue du Minnesota, qui a bonne réputation, parle, lui, de 240 millions de morts. »

Une fois entré au pays, un virus aussi dangereux peut se répandre très rapidement. La raison: les personnes infectées ne ressentent presque pas de symptômes durant les deux premières semaines, tout en étant contagieuses.

Un scénario hypothétique

Exemple: le virus est transporté sur la côte ouest, en provenance d'Asie. Il se retrouve rapidement à Toronto, Montréal ou Halifax. Très vite, des dizaines de milliers de personnes sont atteintes, les hôpitaux sont débordés.

Selon le Dr Gilbert Pichette, microbiologiste à l'Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal, le premier défi serait d'éviter l'épidémie dans les hôpitaux.

Les hôpitaux auraient aussi du mal à se réapprovisionner en matériel pour traiter les maladies infectieuses. D'autant plus que les fournisseurs sont aux États-Unis, que la frontière serait fermée et que le personnel manquerait dans les transports.

Toujours dans le scénario du pire, toute l'économie ralentirait puisque, partout, 30 % à 40 % des employés seraient morts, malades ou terrorisés par la peur des contacts. Tous les lieux publics seraient menacés de fermeture, dont les écoles et les garderies.

Les stocks d'antiviraux s'épuiseraient aussi vite que les travailleurs de la santé eux-mêmes. La police assurerait difficilement la sécurité du stockage et du transport des médicaments.

Enfin, après des mois de travail intensif sur le virus, les premiers vaccins seraient administrés en priorité au personnel des services d'urgence et de santé. L'ensemble de la population en veut, la tension grandit.

Quand chaque citoyen est enfin vacciné, la première vague de la pandémie est passée. La population tente de reprendre une vie normale quand survient une deuxième vague de la même grippe, moins grave que la première, comme dans toutes les épidémies.

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