•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un appel à la lucidité des Québécois

Radio-Canada

Dans un manifeste, 12 personnalités, dont l'ancien premier ministre Lucien Bouchard, demandent aux Québécois de changer d'attitude et d'accepter de débattre ouvertement des défis qui attendent le Québec.

Douze personnalités de divers horizons politiques, dont l'ancien premier ministre Lucien Bouchard, appellent les Québécois à faire preuve de lucidité.

Plusieurs de ces personnalités ont expliqué en point de presse que la publication de leur manifeste intitulé Pour un Québec lucide se voulait un « cri d'éveil » face aux difficultés qui attendent la société québécoise menacée, selon eux, par le statu quo.

Selon les signataires du manifeste, le recul démographique du Québec et la concurrence mondiale, celle de la Chine et de l'Inde surtout, risquent de précipiter le déclin économique du Québec si rien n'est fait.

Ils appellent donc les Québécois à débattre ouvertement des défis qui se posent à eux, briser les tabous et envisager lucidement les problèmes.

Outre M. Bouchard, on retrouve parmi les signataires du manifeste l'économiste Pierre Fortin, l'ancien recteur de l'Université de Montréal, Robert Lacroix, l'éditorialiste André Pratte, l'ancien ministre péquiste Joseph Facal et l'ex-ministre libéral et président de SNC Guy Saint-Pierre. Le groupe inclut quatre femmes : Sylvie Lalande, Denise Robert, Denise Verreault et Marie Saint Pierre.

Le groupe se défend de vouloir imposer quoi que ce soit à qui que ce soit. Il veut plutôt lancer des débats.

Le manifeste met toutefois de l'avant certaines pistes de solution:

  • faire plus de place au secteur privé;
  • réduire l'endettement du Québec, par une hausse des tarifs d'Hydro Québec;
  • investir davantage dans l'éducation;
  • dégeler les frais de scolarité;
  • inviter les Québécois à maîtriser plus de langues;
  • hausser les taxes à la consommation, pour réduire le niveau des impôts;
  • instaurer un revenu minimum garanti au Québec
  • et
  • augmenter la productivité des travailleurs québécois.
  • Si rien n'est fait, les signataires estiment que les 7 millions de Québécois seront éventuellement entourés de 1,2 milliard de Nord-Américains, plus nombreux et plus prospères.

    Interrogé sur l'absence de représentants des syndicats au point de presse, Lucien Bouchard a invité les leaders syndicaux québécois à s'associer à leur démarche.

    M. Bouchard a rappelé le rôle joué par les leaders syndicaux dans l'atteinte du déficit zéro à Québec, après 40 ans de déficit budgétaire.

    Les auteurs du manifeste n'en écrivent pas moins que les groupes de pression, dont les grands syndicats, ont monopolisé le label « progressiste pour s'opposer plus efficacement aux changements.

    « L'action syndicale telle qu'elle est pratiquée aujourd'hui par certains leaders syndicaux, particulièrement dans le secteur public, se limite trop souvent à une protection à courte vue des intérêts de ses membres », peut-on lire dans le manifeste.

    Aucun thème sélectionné