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Anne-Marie Péladeau libérée sous conditions

Radio-Canada

Sous le coup de 21 chefs d'accusation, Anne-Marie-Péladeau est remise en liberté, mais est contrainte de suivre une cure de désintoxication.

Arrêtée à la suite d'un vol présumé dans une épicerie montréalaise, la fille du fondateur de l'empire Quebecor, Pierre Péladeau, Anne-Marie Péladeau, a été remise en liberté, jeudi après-midi.

La Cour l'oblige toutefois à se rendre immédiatement dans un centre de désintoxication pour y suivre une cure. Un avocat doit l'accompagner au centre Le Portage, à La Prairie. Si elle abandonne sa cure, elle sera envoyée derrière les barreaux.

Anne-Marie Péladeau fait face à 21 chefs d'accusation, dont vol, complot, délit de fuite et voies de fait sur des policiers, dans la foulée de son arrestation musclée, mercredi, pour le vol présumé d'un paquet de cigarettes et de la poursuite policière qui s'en est suivie.

Son présumé complice, Erik Kennedy, subira pour sa part son enquête de remise en libération lundi. Il fait face à 27 chefs d'accusation pour vol, complot, recel, voies de faits sur des policiers, délit de fuite, mais aussi pour d'autres vols qui auraient été commis depuis le 28 septembre. Il possède des antécédents judiciaires et était en probation lors de son arrestation.

Ironiquement, les images de leur arrestation ont été captées par une caméra de télévision à bord de l'hélicoptère du réseau TVA, propriété de Pierre-Karl Péladeau, le frère de l'accusée.

Les relations conflictuelles qu'entretient Mme Péladeau avec des membres de sa famille de même que son problème de toxicomanie ont déjà défrayé la chronique. Elle a déjà été mise en tutelle par son père.

Les agents font l'objet d'une enquête

Le ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, a estimé, jeudi, que l'enquête ordonnée sur le comportement des policiers impliqués dans l'arrestation brutale d'Anne-Marie Péladeau devrait être menée avec célérité.

Le ministre Dupuis souligne qu'il a confié cette enquête à la Sûreté du Québec afin d'éliminer autant que possible toute partialité.

Le Service de police de la Ville de Montréal a, pour sa part, déclenché une enquête interne sur le comportement de ses policiers, sur qui pèsent des allégations d'infractions criminelles.

Les deux patrouilleurs impliqués dans cette affaire ont été mutés à des fonctions administratives pour toute la durée de l'enquête.

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