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Un fondateur d'Alliance Québec défendra la Loi 101

Radio-Canada

John E. Trent est nommé à l'Office québécois de la langue française. Il se présente comme un « modéré » du milieu anglo-québécois.

Un des membres fondateurs d'Alliance Québec siège maintenant à l'Office québécois de la langue française (OQLF). La nomination de John E. Trent a été approuvée discrètement par le conseil des ministres du Québec, il y a deux semaines, pendant le voyage en Chine du premier ministre Jean Charest.

L'OQLF a pour mandat de défendre la Charte québécoise de la langue française. Paradoxalement, Alliance Québec, organisme fondé peu après la première élection du Parti québécois, a souvent appuyé des causes destinées à contrer des dispositions de la Loi 101, notamment en matière d'affichage linguistique.

M. Trent estime qu'il existe des « malentendus » au sujet d'Alliance Québec. Selon lui, l'organisme voulait promouvoir les droits des anglophones « en tant que minorité soumise à la Loi 101 ».

Toutefois, après le référendum de 1995 sur la souveraineté, les Bill Johnson et Brent Tyler ont pris la tête d'Alliance Québec pour en modifier la philosophie. « Je les appelle des "angryphones", a-t-il confié à la Presse canadienne. Ils plaidaient pour un libre choix total, tant en matière de langue à l'école que pour la langue de travail ou celle de l'affichage commercial. »

M. Trent dit appartenir à la tendance « modérée » du milieu anglo-québécois. Il affirme avoir toujours appuyé la Loi 101. Il estime qu'il est bon d'avoir un anglophone au sein de l'OQLF, à condition qu'il « soit sympathique à la loi et ait des contacts dans son milieu ».

John Trent a étudié à Paris, à Harvard et à l'Université de Montréal. Il a pris sa retraite il y a cinq ans de l'Université d'Ottawa, où il a enseigné les sciences politiques pendant 25 ans. Il habite l'Outaouais.