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Judith Miller dévoile ses sources

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2005 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Au lendemain de sa libération, la journaliste du New York Times révèle que c'est le directeur de cabinet du vice-président Dick Cheney qui lui a révélé l'identité de l'ex-agente de la CIA Valerie Plame.

Une journaliste du New York Times, incarcérée pour avoir refusé de collaborer à l'enquête sur une fuite incriminant la Maison-Blanche, a finalement témoigné à huis clos, vendredi, devant une chambre d'accusation.

Emprisonnée pendant 85 jours, elle avait jusqu'alors refusé de lui révéler l'identité de sa source qui avait trahi l'identité d'une agente de la CIA, Valerie Plame.

Il s'agit de Lewis Libby, directeur de cabinet du vice-président Dick Cheney, qui avait reçu et parlé avec Mme Miller à plusieurs reprises en juillet 2003. La reporter a dit avoir accepté de témoigner après que sa source l'eut déliée personnellement de son obligation à la confidentialité.

Judith Miller a obtenu sa libération la veille, en échange de son témoignage devant le procureur Patrick Fitzgerald.

« J'ai passé 85 jours en prison parce que je crois à l'importance de la confidentialité des échanges entre sources et journalistes. [...] Je serais restée plus longtemps si je n'étais pas parvenue à obtenir ces deux choses », a-t-elle ajouté.

Un autre journaliste, Matt Cooper, de l'hebdomadaire Time, a cédé aux injonctions de la justice fin juin, affirmant avoir été délié de sa promesse de confidentialité par sa source, le stratège politique du président Bush, Karl Rove.

En 2003, l'identité de l'agente Valerie Plame avait été dévoilée dans les médias, alors que la loi américaine interdit de révéler le nom des agents secrets. L'infraction est passible d'une peine maximale de 10 ans de prison.

Le mari de Valerie Plame, l'ancien ambassadeur américain Joseph Wilson, très critique à l'égard du gouvernement Bush et des motifs invoqués pour faire la guerre en Irak, a accusé la Maison-Blanche, dès l'été 2003, d'avoir ébruité l'identité de sa femme pour le discréditer.

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