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Le calme revient dans les stations-service

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2005 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Jeudi après-midi, les rumeurs d'augmentation du prix de l'essence ont fait courir les automobilistes aux pompes, provoquant de longues files d'attente dans des points de vente de différentes villes canadiennes.

Le calme est maintenant revenu dans les stations-service. Jeudi après-midi, les rumeurs d'augmentation du prix de l'essence avaient fait courir les automobilistes aux pompes, de crainte que le passage de l'ouragan Rita aux États-Unis ne provoque une hausse subite des prix à la pompe.

Cet ouragan frappera la côte du Texas d'ici samedi. Il pourrait créer de sérieux dommages aux infrastructures pétrolières américaines, ce qui entraînerait une hausse des prix de l'essence.

Dans la région de Québec, jeudi midi, des automobilistes ont fait la file parfois durant près de 40 minutes pour faire le plein à des prix variant de 1,09 $ à 1,14 $ le litre.

Un détaillant de la ville a semé l'émoi en affichant le litre à 1,67 $ pendant deux heures. Le prix est redescendu par la suite. Selon Andrew Pelletier, représentant de Petro-Canada, c'est un détaillant indépendant affilié à la pétrolière canadienne qui a affiché ce prix par erreur.

En Nouvelle-Écosse, les automobilistes ont pris d'assaut des stations d'essence près d'Halifax, tôt en journée. Jennifer Murphy, de la pétrolière Irving, a confirmé que des automobilistes avaient attendu d'être servis dès 7 h. Les réserves de cette station étaient épuisées six heures plus tard. Ce mouvement des automobilistes aurait été provoqué par la diffusion d'un reportage prévoyant une hausse des prix.

En Ontario, le service de police de Brockville a dû intervenir pour assurer la sécurité dans les rues avoisinant les points de vente. Une file d'une cinquantaine de voitures a été remarquée à Parry Sound. À Belleville, une station d'essence a vidé ses réserves.

Dégâts à venir

Les marchés sont nerveux à l'approche de l'ouragan Rita. Les cours du pétrole ont frôlé les 68 $US le baril à New York, mais, selon Maurice Morchon, professeur aux HEC Montréal, l'impact de l'ouragan se fera sentir davantage au lendemain de son passage lorsqu'on constatera l'ampleur des dégâts.

Le Texas compte 26 raffineries avec une capacité de raffinage de 4,6 millions de barils par jour, soit 26 % de la capacité de raffinage des États-Unis.

Comité de l'industrie à Ottawa

Selon des représentants des grandes pétrolières canadiennes appelés devant le comité de l'industrie de la Chambre des communes, la spirale des prix de l'essence se justifie par la demande croissante en Asie. Ils affirment que c'est surtout l'effet catastrophique de l'ouragan Katrina sur les installations de forage qui pousse les prix à la hausse.

Le président de l'Institut canadien des produits pétroliers, Alain Perez, a déclaré au ministre des Finances, Ralph Goodale, que s'il accepte de baisser les taxes sur l'essence, les consommateurs en bénéficieront.

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