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La lutte antiterroriste vole la vedette à l'ONU

Radio-Canada

Au deuxième jour du sommet des 60 ans des Nations unies, plusieurs chefs d'État et de gouvernement, dont le président irakien, Jalal Talabani, consacrent leur allocution à la lutte contre le terrorisme.

A priori consacré à la réforme de l'organisation et à la lutte contre la pauvreté, le sommet des 60 ans de l'ONU se retrouve avec la lutte antiterroriste comme thème central.

Au deuxième jour du forum, plusieurs chefs d'État et de gouvernement y ont consacré leur discours, les noms de Beslan, Londres, New York, Madrid, Bali et Bagdad revenant sans cesse.

Au lendemain d'une nouvelle journée noire en Irak, le président Jalal Talabani a lancé un appel au secours pressant. « Nous avons désespérément besoin de votre expérience, de vos investissements et de votre soutien moral pour combattre le terrorisme, non seulement pour le bien de l'Irak, mais du monde entier », a-t-il lancé aux autres dirigeants. Jugeant que seul un Irak prospère pourrait défaire le terrorisme, il a appelé la communauté internationale à annuler la dette de Bagdad.

Auparavant, le président russe, Vladimir Poutine, a estimé que l'ONU devrait cesser de consacrer ses énergies à régler les querelles entre États membres, et plutôt coordonner la lutte mondiale contre le terrorisme, principale menace pesant sur les droits de la personne et le développement économique.

De son côté, le premier ministre israélien, Ariel Sharon, a déclaré que la direction palestinienne devait « remplir ses engagements de supprimer le terrorisme et ses infrastructures ».

« Tant que cela ne sera pas le cas, Israël saura comment se défendre des horreurs du terrorisme », a-t-il poursuivi. Après le retrait israélien de la bande de Gaza, « c'est maintenant aux Palestiniens de prouver qu'ils veulent la paix ». Il a également reconnu que les Palestiniens avaient « eux aussi droit à la liberté et à une entité nationale souveraine. ».

Des priorités divergentes

D'autres dirigeants ont pris la parole jeudi à la tribune de l'ONU, comme le premier ministre japonais, Junichiro Koizumi, qui a de nouveau réclamé un siège permanent pour son pays au Conseil de sécurité.

Pour sa part, le premier ministre néerlandais, Jan Peter Balkenende, a mis au défi les pays riches d'emboîter le pas à ceux qui se sont déjà engagés à consacrer 0,7 % de leur PNB à l'aide au développement.

Le président du Venezuela, Hugo Chavez, a de son côté déclaré que le siège de l'ONU devait être installé ailleurs qu'aux États-Unis, « un pays peu respectueux des résolutions de cette Assemblée ». « Le nouveau siège des Nations unies doit être dans le sud », a-t-il dit. Ses propos ont déclenché un concert d'applaudissements.

Le discours du président iranien attendu

En marge du sommet, les Européens ont par ailleurs repris un dialogue de haut niveau avec Téhéran pour tenter de sortir de la crise sur le programme nucléaire iranien.

Les ministres français, britannique et allemand des Affaires étrangères ont rencontré le président Mahmoud Ahmadinejad et ont déclaré qu'ils attendaient son discours devant l'Assemblée générale, samedi, pour juger de la suite à donner au dossier.

Le président Ahmadinejad a pourtant jeté de l'huile sur le feu en proposant de partager ses connaissances en la matière avec d'autres nations islamiques au Proche-Orient et en Afrique.