•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'intégrisme musulman dans la ligne de mire de Fatima Houda-Pepin

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2005 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Au lendemain du recul de l'Ontario sur les tribunaux islamiques, la députée québécoise estime qu'il faut rester vigilant face aux menaces que font peser les fanatiques sur les femmes et le système de justice.

Même si le gouvernement ontarien a reculé sur la question des tribunaux islamiques, il ne faut pas sous-estimer la menace que font peser les intégristes sur les femmes et le système de justice, a affirmé la députée libérale Fatima Houda-Pepin à la Presse canadienne.

Les fanatiques, a poursuivi la députée d'origine marocaine, elle-même musulmane, n'agissent pas pour défendre la liberté religieuse, mais ont plutôt « un agenda politique savamment orchestré » pour profiter de toutes les failles du système de lois pour tenter d'imposer leur code moral aux femmes.

Elle invite les Québécois qui partagent sa foi à se joindre à elle pour mener un combat de tous les instants contre toute forme d'intégrisme. « Si les démocrates musulmans ne prennent pas la parole, s'ils ne s'expriment pas publiquement », dit-elle, cela reviendra à « laisser l'islam aux fanatiques ».

« Les gens sont intimidés, estime-t-elle. Ils ont peur pour leurs enfants, peur pour leur commerce, peur pour toutes sortes de choses. Elle-même croit qu'il est de son devoir de s'exprimer sur toutes les tribunes, et se dit prête à assumer les conséquences de son combat.

Mme Houda-Pepin est à l'origine de la motion adoptée à l'unanimité par l'Assemblée nationale, en mai, à l'intention des autres parlements du pays en vue d'interdire les tribunaux islamiques.

L'Ontario fait volte-face

Le premier ministre ontarien, Dalton McGuinty, a annoncé dimanche que sa province abandonnait l'idée d'instaurer des tribunaux islamiques utilisant la charia pour trancher les litiges matrimoniaux et familiaux. Il a ajouté que son gouvernement interdirait également tous les autres tribunaux religieux existants, qu'ils soient chrétiens ou juifs.

La décision d'autoriser des tribunaux basés sur la charia avait suscité une forte opposition. Jeudi dernier, des manifestations contre le projet de tribunaux islamiques en Ontario ont eu lieu dans une douzaine de villes canadiennes et européennes.

Les opposants au projet estimaient que l'établissement de tels tribunaux accorderait une légitimité à la charia, loi islamique, qu'ils jugent profondément inéquitable envers les femmes.

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.