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Essence: le mouvement de protestation fait un flop

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2005 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les automobilistes québécois ne répondent pas à l'appel d'un citoyen de Sherbrooke pour protester contre l'augmentation des prix de l'essence. Ottawa convoque l'industrie pétrolière, le 22 septembre.

Les automobilistes québécois ont été invités par un citoyen de Sherbrooke à manifester leur mécontentement face à la hausse des prix de l'essence, dimanche. Mais cet appel n'aura finalement pas connu beaucoup de succès.

Yves Charron invitait les automobilistes à se rendre dans les stations-service pour n'y mettre qu'un cent d'essence, à payer cet achat à l'aide d'une carte de crédit ou de débit, à vérifier l'huile, à laver les vitres de leur automobile et à demander la clef des toilettes de la station tout en demeurant stationnés devant les pompes.

Des manifestations devaient aussi se tenir devant les raffineries montréalaises et devant les bureaux sherbrookois du premier ministre Jean Charest.

Mais les automobilistes québécois n'ont pas répondu à l'appel. À Montréal, ils étaient tout au plus quelques centaines. À Québec, il n'y avait qu'une dizaine de manifestants, tandis qu'à Sherbrooke, les protestataires n'ont pas dépassé les 200.

M. Charron espérait que plus de 100 000 automobilistes participent au mouvement de protestation.

Ne cachant pas sa déception, l'instigateur de cette journée a qualifié le peuple québécois de « moumoune ». Il a particulièrement déploré l'absence des chauffeurs de taxi, pour qui le prix de l'essence a une incidence directe sur les revenus.

Les compagnies pétrolières déplorent l'événement

L'Institut canadien des produits pétroliers, qui représente les compagnies pétrolières, a qualifié de malheureux les moyens de pression mis de l'avant par ces automobilistes pour protester contre les prix élevés de l'essence. Selon le porte-parole de l'organisation, Carol Montreuil, l'engorgement des stations-service n'a embêté que les détaillants.

Il a ajouté que les prix de l'essence ont déjà commencé à baisser, mais ne s'est pas avancé à prévoir un retour des prix d'avant le passage de l'ouragan Katrina, soit autour de 1,04 $ le litre.

Ottawa convoque l'industrie

Le Comité parlementaire fédéral de l'industrie a convoqué les représentants des pétrolières le 22 septembre prochain. Le Bloc québécois, qui est l'instigateur de cette demande, se réjouit que les pétrolières doivent finalement s'expliquer face aux hausses effrénées des prix de l'essence.

Cette rencontre, qui surviendra une semaine avant la rentrée parlementaire à la Chambre des communes, vise notamment à préparer un plan d'action pour aider les plus démunis à faire face à la flambée des prix.

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