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Essence: les municipalités lancent un cri d'alarme

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2005 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Fédération québécoise des municipalités réclame une intervention d'urgence d'Ottawa et de Québec pour contrer la flambée des prix de l'essence, une idée également soutenue par 76 % des Canadiens.

La flambée des prix de l'essence pourrait compromettre certains projets dans les petites et moyennes municipalités du Québec. La Fédération québécoise des municipalités, qui représente 915 villes et villages, demande une intervention d'urgence des gouvernements provincial et fédéral.

Le directeur de la Fédération, Jean-Maurice Latulippe, souligne que l'augmentation effrénée des prix obligera bientôt de nombreuses municipalités à reporter à une date indéterminée certains travaux importants, comme l'entretien des routes ou l'assainissement des eaux.

Les Canadiens en faveur d'une intervention de l'État

La population canadienne appuierait sans doute cette demande des municipalités.

Un sondage Léger Marketing, obtenu par la Presse canadienne, révèle que 76 % des Canadiens souhaitent que les gouvernements fédéral et provincial interviennent pour contrer la flambée du prix de l'essence. Au Québec, cette proportion grimpe à 83 %.

Plus particulièrement, 78 % des Canadiens et 77 % des Québécois réclament une baisse des taxes sur l'essence.

En revanche, l'idée d'imposer un prix maximum pour l'essence à la pompe est moins populaire, sauf au Québec. Ainsi, 47 % des Ontariens et 49 % des gens des provinces Atlantique ne sont pas en faveur de cette proposition, tandis que 74 % des Québécois le sont.

Nationalisation des ressources pétrolières

La nationalisation des compagnies et des ressources pétrolières canadiennes séduit encore une fois davantage les Québécois que tous les autres Canadiens.

Ainsi, 67 % des Québécois, contre seulement 45 % des Ontariens et 36 % des Albertains, approuvent l'idée que le gouvernement nationalise les ressources pétrolières canadiennes.

En ce qui concerne la nationalisation des compagnies pétrolières, cette idée obtient la faveur de 61 % des Québécois, mais de seulement 30 % des Albertains et de 39 % des Ontariens.

Mais pas de changement d'habitudes

Les Canadiens n'ont pas encore modifié leurs habitudes de consommation d'essence, en dépit des récentes hausses de prix. Ainsi, 63 % avouent que leur consommation est demeurée la même. En Alberta, province productrice de pétrole, cette proportion grimpe à 73 %.

Le sondage a été réalisé du 24 au 31 août auprès de 1500 Canadiens. Il comporte une marge d'erreur de 2,6 %, 19 fois sur 20.

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