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Paris: évacuation musclée de squatters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2005 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après la série d'incendies d'immeubles insalubres, la police fait évacuer deux immeubles à Paris squattés par des familles d'origine africaine.

Trois jours après l'incendie d'un immeuble qui a fait sept morts, la police met à exécution la décision du ministre Nicolas Sarkozy de fermer les squats et les immeubles insalubres.

À Paris, les policiers ont procédé à l'évacuation des occupants de deux immeubles.

Le premier squat est une ancienne imprimerie, située dans le 19e arrondissement, au nord-est de Paris, où sont logés environ 70 Africains, dont plusieurs enfants.

Certains expulsés ont tenté, en vain, de résister à leur évacuation. Une jeune femme ivoirienne a déploré que les expulsions se fassent le jour de la rentrée scolaire.

L'autre immeuble investi par les policiers, qui se situe au 14e arrondissement, est occupé par 80 Ivoiriens, dont une douzaine d'enfants.

La préfecture de police de Paris justifie ces expulsions par le fait que les personnes évacuées étaient des « occupants sans droit ni titre », en plus les immeubles comportaient des « risques ».

La préfecture a, par ailleurs, assuré avoir « pris les dispositions utiles » pour que toutes les personnes expulsées soient hébergées de manière décente.

Polémique autour des évacuations

Les incendies de la fin août ont mis en lumière l'important problème de logement dans la capitale française et le nombre d'immeubles vétustes habités. Un organisme français a recensé près d'un millier d'immeubles à risques à Paris.

Mais les évacuations de vendredi ont suscité des critiques virulentes envers le gouvernement.

Le maire socialiste d'un arrondissement parisien a sévèrement critiqué l'action de la police.

« C'est une opération coup de force organisée à des fins médiatiques. C'est inadmissible que cela ait lieu le jour de la rentrée scolaire. On donne la priorité à la force, et on ne règle pas un problème social par la force » a-t-il déclaré aux médias.

Un responsable de l'association Droit au logement (DAL) qualifie ces expulsions d'« écran de fumée alors que le gouvernement ne propose rien pour ceux qui sont dans les taudis ».

Samedi plusieurs associations et syndicats participeront à une manifestation réclamant des « logements pour tous ».

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