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L'armée entre dans Sanour et Homesh

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2005 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les forces israéliennes ont pénétré sans violence dans les colonies juives de Homesh et de Sanour, en Cisjordanie, où des centaines de colons et de militants se retranchent pour résister au démantèlement.

Plus de 5000 militaires et policiers ont investi simultanément les colonies juives de Sanour et de Homesh, dans le nord de la Cisjordanie, où des colons et des militants se sont retranchés.

Le démantèlement de ces deux implantations constitue la dernière opération d'évacuation prévue dans le plan de retrait du gouvernement d'Ariel Sharon.

Beaucoup d'opposition, mais peu de violence

À Sanour, l'armée a dû enfoncer le portail de la citadelle avec un bulldozer sous une pluie d'oeufs, de légumes et de pierres.

Une fois à l'intérieur de la ville, des policiers casqués et vêtus de gilets pare-balles ont entrepris l'évacuation d'un institut d'étude talmudique, d'une synagogue et d'un ancien commissariat de la police mandataire britannique où se barricadaient des colons et des militants ultranationalistes. Plusieurs d'entre eux ont pris position sur le toit de l'ancien commissariat pour compliquer la tâche des autorités israéliennes.

Pendant ce temps, à Homesh, des centaines de policiers appuyés par des unités de la police montée et un bulldozer sont entrés dans la ville où ils ont entrepris d'évacuer de force les 1200 colons et militants qui refusaient catégoriquement de quitter les lieux. Deux soldats israéliens ont déserté avec leurs armes pour joindre les rangs des colons assiégés.

À Ganim et Kadim, deux autres colonies juives de Cisjordanie visées par le plan de retrait, les habitants avaient déjà quitté les implantations de leur plein gré avant l'arrivée des forces.

Une fois le démantèlement de ces colonies accompli, les militaires israéliens devront déménager les biens laissés sur place par les colons avant de procéder à la destruction des habitations et des infrastructures juives.

Le plan israélien de retrait de certains territoires occupés visait les 21 colonies juives de la bande de Gaza ainsi que quatre implantations isolées du nord de la Cisjordanie.

Une fois toutes ces colonies démantelées, Israël doit rendre progressivement le contrôle de ces régions aux autorités palestiniennes.

La bande de Gaza évacuée

Lundi, les autorités israéliennes ont complété l'évacuation de la dernière des colonies juives de la bande de Gaza en expulsant les colons de l'implantation de Netzarim, mettant un terme aux opérations d'évacuation amorcées le 15 août dernier dans cette zone palestinienne.

En soirée, le premier ministre israélien, Ariel Sharon et le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, se sont félicités du bon déroulement des opérations d'évacuation lors d'un entretien téléphonique.

Selon le porte-parole de M. Abbas, le président palestinien a qualifié le retrait de « décision courageuse et historique ». Les deux dirigeants se sont entendus pour se rencontrer bientôt, mais aucune date officielle n'a été fixée.

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