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Essence: «La taxe est là pour rester»

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2005 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Selon Jean Lapierre, le consommateur ne sortirait pas gagnant d'une baisse de taxe sur l'essence. Le ministre des Transports ne voit pas non plus la pertinence d'une enquête sur la flambée des prix à la pompe.

Après le Québec, Ottawa ferme à son tour la porte à une baisse des taxes sur l'essence.

Le ministre des Transports, Jean Lapierre, a aussi exclu une modification des modes de taxation. « Si quelqu'un économise ici, quelqu'un va payer ailleurs. [...] La taxe est là pour rester », a-t-il dit, lors d'une conférence de presse, alors qu'il était de passage à Québec.

La veille, le ministre des Finances du Québec, Michel Audet, a exclu une baisse de la taxe provinciale, affirmant que le gouvernement perd de l'argent avec l'actuelle flambée des prix.

En outre, M. Lapierre ne voit pas la pertinence d'une enquête sur les hausses récentes du prix de l'essence, telle que réclamée en matinée par l'organisme L'essence à juste prix.

Selon lui, le Bureau de la concurrence s'est penché sur les prix de l'essence à de nombreuses reprises dans le passé, sans trouver de preuve soutenant une collusion entre pétrolières pour fixer les prix.

Une enquête réclamée

En point de presse, le porte-parole de L'essence à juste prix, Frédéric Quintal, a affirmé avoir découvert la cause des hausses exagérées des prix des produits raffinés.

Selon lui, quatre grandes pétrolières se sont entendues en juin 1985 pour mettre fin à la concurrence. Il ajoute que le gouvernement conservateur de l'époque, dirigé par Brian Mulroney, était au courant de cette situation.

M. Quintal base ses informations sur un rapport d'enquête commandé par Ottawa au milieu des années 1980 et dont L'essence à juste prix a obtenu copie. La Commission sur les pratiques restrictives du commerce recommandait au fédéral d'agir pour faire cesser ces pratiques, mais le gouvernement n'aurait rien fait.

Selon M. Quintal, Ottawa aurait même étouffé l'affaire jusqu'en 1986. Il réclame la mise sur pied d'une commission d'enquête pour faire la lumière sur ce qui s'est passé en 1985.

L'essence à juste prix envisage d'intenter éventuellement un recours collectif au nom des automobilistes et des consommateurs de produits pétroliers.

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