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Pétrole: un répit sur les marchés

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2005 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Devant les données encourageantes aux États-Unis, le cours du brut chute de 2,83 $ à New York. Entre-temps, le prix de l'essence se replie au Québec.

Le prix du pétrole a régressé sur les marchés, mercredi, après des données encourageantes du département américain de l'Énergie. Les stocks de brut ont augmenté de 300 000 barils la semaine dernière, pour atteindre 321,1 millions de barils, soit une hausse de 11 % par rapport à l'an dernier.

Il s'agit d'une meilleure situation que ce que les analystes appréhendaient. En revanche, les inventaires d'essence ont baissé de cinq millions de barils, faisant chuter les stocks de 12 % par rapport à la même période l'an dernier.

Devant ces données, le cours du brut a chuté de 2,83 $ à New York, pour s'établir à 63,25 $US le baril. Vendredi, le brut a atteint un record historique de 67,10 $US.

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord perdait 2,52 $US, pour chuter à 62,56 $US.

De son côté, l'OPEP a revu à la baisse son estimation de croissance de la demande mondiale de pétrole en 2005, à 1,9 % contre 2 % auparavant. En revanche, elle a révisé à la hausse ses prévisions pour 2006.

L'essence se replie au Québec

En outre, le prix de l'essence est en baisse dans les stations-service du Québec, après avoir atteint un sommet de 1,14 $ le litre la veille.

Selon le groupe L'essence à juste prix, le litre se vendait à 1,02 $ dans la région de Montréal et 1,01 $ dans la région de Québec. Les prix étaient à peu près similaires ailleurs dans la province.

Mardi, le CAA-Québec a recommandé aux automobilistes d'éviter de faire le plein en attendant que la situation se normalise. L'association soupçonne les pétrolières de hausser le prix à la pompe de manière exagérée, au-dessus du prix minimum calculé par la Régie de l'énergie.

Québec ne fait pas d'argent avec la hausse, martèle Audet

Le ministre des Finances du Québec, Michel Audet, a réfuté l'analyse de la députée péquiste Rita Dionne-Marsolais, selon laquelle la province se remplit les poches avec la hausse du prix de l'essence.

Mardi, Mme Dionne-Marsolais estimait que chaque hausse de 5 cents du prix du litre d'essence apportait 30 millions supplémentaires dans les coffres du gouvernement.

Mais selon le ministre Audet, au contraire, Québec perd de l'argent avec la hausse du prix de l'essence. Il explique que le gouvernement est un gros consommateur d'essence et de mazout - une facture de 340 millions de dollars l'an dernier.

En conséquence, dit-il, le gouvernement perd 22 millions pour chaque hausse de 5 cents du prix à la pompe. En outre, il explique que la hausse de l'énergie nuit aussi à la croissance économique. Ainsi, explique-t-il, avec le pétrole à 60 $ le baril, la croissance recule de 0,5 %.

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