•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le prix de l'essence ne cesse de grimper

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2005 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La plupart des stations-service de Montréal et de Trois-Rivières vendent le litre d'essence ordinaire au coût de 1,14 $. Le CAA-Québec appelle les automobilistes à ne pas faire le plein.

Les prix de l'essence à la pompe ont atteint de nouveaux sommets dans la région de Montréal. Depuis lundi après-midi, la plupart des stations-service affichent le litre d'essence ordinaire à 1,14 $. Il s'agit d'une augmentation de 10 ¢ le litre.

De nombreuses stations-service de Trois-Rivières ont à leur tour haussé le prix du litre d'essence à 1,14$ mardi, soit une augmentation subite de 8 cents.

À Sherbrooke, l'essence se vend à 1,10 $, soit une hausse de 5 ¢ depuis la matinée.

Le CAA appelle à ne pas faire le plein

Soupçonnant les pétrolières de hausser le prix à la pompe de manière exagérée, le CAA-Québec recommande aux automobilistes d'éviter de faire le plein en attendant que la situation se normalise.

L'association souligne qu'à 1,14 $ le litre, le prix de l'essence dans la métropole québécoise inclut une marge de 11 cents, sans les taxes, au-dessus du prix minimum calculé par la Régie de l'énergie pour la semaine en cours.

Selon le CAA-Québec, il s'agit d'une augmentation de 250 % par rapport à la marge moyenne de 3,2 ¢ pour l'ensemble des 12 derniers mois. « De là à conclure que les pétrolières profitent des récentes hausses du prix du pétrole sur le marché mondial pour augmenter indûment leurs profits dans la région de Montréal, il n'y a qu'un pas », peut-on lire dans un communiqué.

Le CAA-Québec, qui compte 825 000 membres dans la province, conseille aussi aux automobilistes de réduire leur vitesse et leur recommande d'éviter de laisser tourner leur moteur au ralenti.

Les prix hauts, mais stables

Sur les marchés, le brut a légèrement reculé, mardi, à la veille de la publication de données sur les stocks qui risque d'entraîner une nouvelle hausse.

À New York, le baril a perdu 19 ¢ pour s'établir à 66,08 $US mardi après-midi. Vendredi, le brut a atteint un record historique de 67,10 $US.

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord a clôturé à 65,60 $US, en hausse de 7 cents. Il avait battu un nouveau record la veille en s'élevant à 66,85 $US.

Malgré cette stabilité relative, le manque de capacités de raffinage continue d'inquiéter le marché et de soutenir les prix, dans un contexte de forte demande et de tensions géopolitiques. Et les données qui seront publiées mercredi risquent d'annoncer une baisse des réserves du carburant.

Depuis août 2004, les cours ont bondi de 60 %, et ils ont plus que doublé depuis août 2003, lorsqu'ils valaient environ 30 $US le baril.

Toutefois, ajustés à l'inflation, les cours restent sous les niveaux d'après la révolution iranienne de 1979, qui correspondraient aujourd'hui à environ 80 $US. Les analystes estiment que le cours du brut pourrait atteindre 70 $US le baril très bientôt à New York.

L'augmentation est attribuable aux craintes sur l'approvisionnement à court terme, après une série de fermetures de raffineries américaines. En outre, les tensions géopolitiques en Iran et dans l'ensemble du Proche-Orient font augmenter les prix.

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.