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Échec du référendum sur la fécondité assistée en Italie

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2005 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le référendum bute sur le trop faible taux de participation des électeurs. L'Église catholique avait appelé au boycottage massif du plébiscite.

En Italie, le référendum national sur l'abrogation de la loi sur la fécondité assistée est déclaré invalide faute d'un taux de participation suffisant.

Selon le ministère de l'Intérieur, moins de 30 % des Italiens se sont rendus aux urnes alors que la loi italienne exige une participation d'au moins 50 % pour que le plébiscite soit déclaré valide. Ce faible taux de participation est attribué à l'Église catholique, qui avait appelé les Italiens à l'abstention.

Au cours de cette consultation populaire, les 50 millions d'électeurs italiens étaient appelés à se prononcer sur quatre questions touchant la fécondation assistée. Ce référendum d'initiative populaire proposait en fait aux Italiens d'abroger partiellement une loi adoptée par le Parlement, en février 2004, sur la fécondation assistée. Opposée à cette pratique, l'Église catholique a appelé la population à l'abstention au nom de l'intangibilité de la vie humaine.

Les électeurs italiens devaient se prononcer sur quatre questions:

  • autoriser la recherche scientifique sur les embryons;
  • supprimer l'équivalence de droits entre l'embryon et l'être humain;
  • accorder aux couples le droit de recourir à un donneur;
  • et éliminer l'obligation de ne produire que trois embryons au maximum lors d'une tentative de fécondation in vitro pour les implanter immédiatement dans l'utérus de la mère, sans rechercher d'éventuelles maladies génétiques.
  • La dernière question proposait aussi d'autoriser les couples porteurs de maladies génétiques héréditaires à recourir à la fécondation assistée, la loi ne donnant actuellement ce droit qu'aux couples stériles.

    De leur côté, les partisans du non faisaient valoir que la loi a mis fin à des pratiques qui ont permis, entre autres choses, au sulfureux gynécologue Severino Antinori de faire accoucher plusieurs femmes de 60 ans et plus.

    L'Église catholique s'en mêle

    Plusieurs personnes accusent l'Église catholique de s'être ingérée dans le processus politique en appelant publiquement les électeurs à boycotter le référendum.

    Le pape Benoît XVI a lui-même invité les fidèles à ne pas se rendre aux urnes. Il a aussi apporté son soutien aux évêques italiens dans leur engagement à défendre le « caractère sacré de la vie dès la conception ».

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