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Rien n'arrête le sida

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2005 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Malgré des fonds toujours plus importants pour le combattre et une contamination déclinante dans certains pays, globalement, la pandémie prend toujours de l'ampleur: 5 millions de nouveaux cas en 2004 et plus de 3,1 millions de décès.

Le sida continue de tuer, et de plus en plus, selon le rapport annuel de l'ONUSIDA rendu public jeudi.

L'année 2004 établit ainsi un record de mortalité, alors que 3,1 millions d'humains ont été emportés par le virus.

De plus, malgré l'augmentation des fonds pour le combattre, presque 5 millions de nouveaux cas ont été recensés l'année dernière.

L'épidémie s'est propagée dans toutes les régions y compris en Amérique du Nord et en Europe où les comportements à risque continuent d'augmenter.

À la fin 2004, pas moins de 39,5 millions étaient infectés par le VIH sur la planète.

Les bonnes nouvelles

Les représentants de 127 pays sont rassemblés aux Nations unies pour évaluer les progrès réalisés depuis 2001 dans la lutte mondiale contre le SIDA.

Ils ont pu constater que les fonds destinés à la lutte contre la maladie ont quadruplé en quatre ans, et que la contamination est en déclin dans une demi-douzaine de pays d'Afrique de l'Est, aux Bahamas et au Cambodge.

De plus, le nombre de personnes ayant accès à la documentation sur le sida et au dépistage a également doublé, et le nombre de femmes bénéficiant des programmes de prévention de transmission de la maladie aux nouveau-nés a augmenté de 70 %.

Des objectifs difficiles à atteindre

Dans un rapport préparatoire, le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, s'est montré inquiet. Selon lui, malgré les progrès enregistrés, l'épidémie continue de gagner du terrain. Il craint même que les Nations unies ne soient pas capables d'atteindre les objectifs fixés en 2001 par l'Assemblée générale.

Il y a 4 ans, les pays membres s'étaient engagés à réduire d'au moins 25 % le nombre de jeunes malades âgés de 15 à 24 ans, à informer et à éduquer ces jeunes pour les protéger de la contamination, à réduire de 20 % la proportion des enfants atteints, et à rendre les traitements accessibles.

Il reste encore beaucoup de travail à faire, puisqu'en plus de l'augmentation du nombre de cas et de décès, l'accès à la prévention et aux traitements est également insuffisant. À la fin de l'année dernière, seulement 12 % des 6 millions de personnes ayant besoin de traitements y avaient accès, et seulement 20 % bénéficiaient de programmes de prévention.

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