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Irak, pétrole contre nourriture

Radio-Canada

31 mai 2005 - Journaliste: Sophie-Hélène Lebeuf

Mis sur pied pour des raisons humanitaires, le programme Pétrole contre nourriture plonge aujourd'hui l'ONU dans l'un des plus grands scandales de son histoire. Les agissements de parlementaires européens, d'hommes d'affaires et même du secrétaire général de l'organisation sont scrutés à la loupe. Plusieurs commissions font enquête et le scandale s'est déjà transporté en terrain judiciaire.

En quoi consistait ce programme ?

Après l'invasion du Koweït par l'Irak, en 1990, le Conseil de sécurité de l'ONU a, sous l'initiative de Washington, soumis le pays de Saddam Hussein à de sévères sanctions économiques, dont un embargo sur l'or noir. Le but : empêcher le régime de se réarmer. Pour atténuer l'impact des sanctions sur les civils, durement touchés, l'ONU a mis en oeuvre le Programme Pétrole contre nourriture, entre 1996 et 2003.

Il permettait à l'Irak d'exporter une quantité limitée de pétrole en échange de nourriture, de médicaments et de matériel humanitaire. Au fil des ans, le programme s'est étendu à d'autres domaines comme l'éducation, l'électricité ou la construction. Les organisations humanitaires ont souvent contesté l'efficacité du programme, d'autant plus que l'achat d'un maximum de denrées se faisait souvent au détriment de la qualité.

Le tiers du budget du programme servait par ailleurs à indemniser les victimes koweïtiennes de la guerre du Golfe de 1991 et couvrait les frais de certaines agences onusiennes en Irak.

Comment fonctionnait-il?

L'ONU encaissait les recettes du pétrole et en remettait une partie au gouvernement irakien, qui établissait la liste des biens dont il avait besoin. Un comité, redevable au Conseil de sécurité, fixait le prix du pétrole et devait s'assurer que les marchandises ne puissent pas être utilisées à des fins militaires. C'est l'Irak qui choisissait ses fournisseurs. Une vingtaine de pays, dont la Russie, la France et la Chine, ont eu la part du lion. Les entreprises américaines et britanniques étaient le plus souvent écartées.

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