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Nathalie Simard se livre

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2005 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Dans une entrevue exclusive diffusée par le réseau TVA, la principale victime du producteur Guy Cloutier s'ouvre et invite les victimes de pédophilie à dénoncer leurs agresseurs.

C'est avec aplomb que Nathalie Simard a donné, à sa demande, une entrevue exclusive au réseau TVA, même si la jeune femme a versé des larmes à quelques reprises. Pour la première fois, elle a parlé des agressions dont elle a fait l'objet dans sa jeunesse de la part de son gérant, Guy Cloutier.

La chanteuse, qui a été agressée pendant 7 ans, n'avait que 11 ans au moment des premières agressions.

Elle dit avoir brisé le silence pour sa fille et par besoin de se libérer.

Elle n'a pas porté plainte auparavant, explique-t-elle, parce qu'elle avait peur de Guy Cloutier et qu'il la dominait.

S'il n'y avait pas eu d'enregistrement incriminant lorsqu'elle a confronté Guy Cloutier, elle n'aurait pas pu le dénoncer, affirme-t-elle. « Il m'aurait détruite. »

Dénoncer les agresseurs

S'adressant aux victimes de pédophilie, Mme Simard a insisté sur l'importance de dénoncer les agresseurs, se disant très fière de la justice et du travail des policiers. Elle veut d'ailleurs consacrer une partie importante de son énergie à aider les victimes de pédophilie et aussi à sensibiliser la population « à cet énorme problème ».

Les 100 000 $ qu'elle a touchés pour l'entrevue seront entièrement versés à la fondation qu'elle entend créer.

Revenant sur les montants qu'elle a reçus de son ancien impresario pendant 10 ans, elle soutient n'avoir jamais fait de chantage et n'avoir jamais voulu monnayer son silence.

Une sentence assez sévère?

« Il n'y a pas une sentence qui va me redonner ma vie de petite fille. Il n'y a rien qui peut racheter ça », a commenté Mme Simard en se référant à la peine de 42 mois à laquelle Cloutier a été condamné en décembre dernier.

Elle soutient n'avoir jamais parlé à quiconque des agressions avant de les déclarer aux policiers. C'est la culpabilité qui l'a empêchée d'en parler à ses parents, qui avaient une confiance aveugle envers le gérant de leurs enfants.

Au sujet des deux filles de Guy Cloutier, surtout Véronique, avec qui elle n'a plus de contact, mais qu'elle a déjà décrite comme une soeur, elle dit éprouver de la compassion, du respect, rappelant qu'elles n'y sont pour rien.

Plus tôt cette semaine, Nathalie Simard a déposé une poursuite en dommages de 1,2 million de dollars contre Guy Cloutier.

Celui-ci purge présentement sa peine d'emprisonnement à l'Établissement Saint-François, à Laval, après s'être reconnu coupable de cinq des neuf chefs d'accusation qui pesaient contre lui.

La vie de l'artiste fera l'objet d'un livre écrit par le journaliste Michel Vastel pour la maison d'édition Libre expression.

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