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Les libéraux raillent le « budget de l'an 1 » du PQ

Selon le ministre des Finances, Michel Audet, les prévisions financières du Parti québécois donnent une image « fausse et tronquée » de ce que vivrait un Québec souverain.

Le gouvernement Charest a accueilli avec scepticisme, jeudi, le « budget » d'un Québec souverain, tel que présenté par le député péquiste François Legault et son chef, Bernard Landry.

Selon le ministre des Finances, Michel Audet, ce « budget de l'an 1 » part d'un constat jovialiste. « Cela donne une image fausse et tronquée de ce que vivrait le Québec indépendant, dit-il. C'est Alice au pays des merveilles. »

M. Audet estime que l'étude péquiste ne tient pas compte de plusieurs effets qu'amènerait la souveraineté pour le Québec, comme les coûts de transition en matière de pertes d'emplois. De plus, le PQ promet de garder tous les fonctionnaires fédéraux en poste, mais prétend néanmoins faire des économies.

Le ministre des Finances a aussi soutenu que le Parti québécois avait mal évalué l'impact de la souveraineté sur le taux de croissance de l'économie.

Il y a quelques années, l'économiste Pierre Fortin a affirmé qu'il fallait tabler sur une réduction de la croissance de 1 % en raison des incertitudes soulevées par le nouveau statut d'indépendance du Québec.

M. Audet a rappelé que même Jacques Parizeau avait prévu un plan pour calmer les milieux financiers en 1995, reconnaissant implicitement les risques.

Quant au chef de l'Action démocratique, Mario Dumont, il a estimé que le Parti québécois faisait fausse route en préparant un tel document au lieu de s'occuper des « vraies affaires » comme la santé ou l'éducation, au moment où le gouvernement libéral est « en déroute ».

Des surplus de 17 milliards de dollars sur cinq ans

Selon le document du PQ, les finances publiques d'un Québec souverain pourraient dégager des surplus de plus de 17 milliards de dollars sur cinq ans. Au-delà de ces cinq années, le Québec réaliserait des gains de 5,3 milliards chaque année.

Ces prévisions tiennent compte d'une croissance des revenus et des dépenses du gouvernement du Québec à partir de montants récupérés du gouvernement fédéral, et de nouvelles dépenses assumées par un Québec souverain.

Le Québec prendrait à sa charge l'ensemble des programmes et des services actuellement fournis aux Québécois par le gouvernement fédéral. Le budget mise aussi sur l'élimination des chevauchements des ministères, et s'engagerait aussi à assumer 19 % de la dette fédérale.

Le document s'inspire d'une mise à jour des travaux de la commission Bélanger-Campeau, ainsi que des études de l'ancien ministre Richard Le Hir, commandées à la veille du référendum de 1995 pour étudier la faisabilité de la souveraineté.

Le Parti québécois précise que le document a été vérifié par cinq experts indépendants.

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