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Alzheimer: des résultats préliminaires concluants

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2005 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un ralentissement du déclin intellectuel a été observé à la suite d'un traitement par implantation de cellules génétiquement modifiées dans le cerveau de personnes atteintes de la maladie.

Des chercheurs américains soutiennent qu'un ralentissement du déclin intellectuel a été observé à la suite d'un traitement par implantation de cellules génétiquement modifiées dans le cerveau de personnes atteintes de la maladie d' Alzheimer.

Huit volontaires âgés de 54 à 76 ans, et aux premiers stades de la maladie dégénérative, ont été soumis au traitement expérimental qui avait préalablement été fait sur des singes.

L'équipe de l'université de Californie veut à terme prévenir la perte des cellules observée au cours de cette forme de démence.

Les tissus implantés sont des cellules génétiquement modifiées de la peau du patient. Les chercheurs y ont introduit un gène pour leur faire fabriquer une petite protéine naturelle, le NGF, qui protège les cellules et stimule leurs fonctions.

Les cellules modifiées ont été injectées dans une région profonde du cerveau où survient la dégénérescence des cellules nerveuses cholinergiques, normalement productrices de messagers chimiques leur servant à communiquer entre elles.

Le NGF stimule en effet la fonction cholinergique, importante pour la mémoire et pour d'autres fonctions intellectuelles comme l'attention. Cette thérapie a l'air maintenant bien tolérée.

Des résultats très encourageants

L'imagerie cérébrale montre une augmentation significative de l'activité cérébrale dans les zones traitées chez quatre patients. Après presque deux ans en moyenne de suivi des six patients, la progression de la maladie semble avoir été réduite de 36 à 50 %, selon des tests courants de mesure du déclin intellectuel.

Les chercheurs restent prudents. Comme il ne s'agit pas d'un essai comparatif (contre placebo), les résultats de cet essai de phase 1, restent préliminaires. D'autres essais cliniques doivent être réalisés.

Si ces résultats étaient confirmés, il s'agirait de la naissance de la première thérapie en neurologie dont l'action consisterait à prévenir la mort des cellules.

Les résultats complets sont publiés dans le magazine Nature Medicine.

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