•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Sondages dévastateurs: Charest reste inébranlable

Radio-Canada

En dépit d'une série de sondages confirmant l'insatisfaction croissante de la population à l'égard de son gouvernement, le premier ministre Jean Charest est persuadé d'obtenir une autre victoire aux prochaines élections.

Le premier ministre du Québec, Jean Charest, reste inébranlable malgré les derniers sondages dévastateurs sur sa fonction et celle de son gouvernement.

Il assure qu'il sera le chef du Parti libéral québécois aux prochaines élections provinciales, et qu'il obtiendra un deuxième mandat de la population.

Dans une entrevue accordée à la Presse canadienne à l'occasion du deuxième anniversaire de son arrivée au pouvoir, M. Charest soutient que son leadership n'est nullement menacé, ni par les députés, ni par les militants ou l'establishment de son parti.

M. Charest explique la désaffection de la population et des leaders d'opinion par l'importance des bouleversements qu'il a enclenchés. « On est un gouvernement de transformation, a-t-il fait valoir. Il n'y en a pas beaucoup des gouvernements comme ça dans l'histoire. »

Le premier ministre n'a aucunement l'intention de modifier le programme de son gouvernement, même s'il admet vouloir mieux communiquer son message à la population.

Au contraire, M. Charest se dit très fier de son bilan des deux premières années. À ses yeux, l'accord sur la santé conclu avec Ottawa, qui reconnaît le principe de l'asymétrie des provinces, est sa plus grande victoire. Il cite également l'entente fédérale-provinciale sur les congés parentaux.

Au sujet du prochain budget provincial, le premier ministre a rappelé son objectif de voir le fardeau fiscal des Québécois rejoindre la moyenne canadienne. Cependant, il a refusé de donner davantage de précision. « J'aurais aimé aller plus vite et en faire plus », s'est-il contenté de dire.

Près de 8 Québécois sur 10 sont insatisfaits

Selon un sondage Léger Marketing publié dans les pages du Journal de Montréal, 78 % des Québécois se disent insatisfaits du gouvernement libéral de Jean Charest. Chez les francophones, ce taux d'insatisfaction monte à 84 %.

Au chapitre des engagements électoraux, 88 % des personnes interrogées estiment que l'équipe de Jean Charest n'a pas rempli ses promesses jusqu'ici.

Si des élections avaient eu lieu la semaine dernière au Québec, le Parti québécois aurait récolté 47 % des voix contre 25 % pour l'Action démocratique du Québec et 21 % pour le Parti libéral.

En ce qui a trait à la popularité des chefs politiques, 62 % des répondants ont déclaré que Jean Charest devrait quitter son poste de chef du Parti libéral.

Il ne s'agit pas nécessairement d'une bonne nouvelle pour le chef du Parti québécois, Bernard Landry, puisque 52 % des répondants ont également dit souhaiter son départ. Au chapitre de la popularité, la palme revient actuellement au chef de l'ADQ, Mario Dumont, qui récolte 81 % de la sympathie du public.

Ce sondage de la firme Léger Marketing a été réalisé entre le 30 mars et le 3 avril auprès de 1003 personnes. Sa marge d'erreur est de 3,4 %, 19 fois sur 20.

Des ministres libéraux à la rescousse

Réagissant à ce sondage, le ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes, Benoit Pelletier, s'est porté à la défense de son chef, en affirmant que Jean Charest était toujours l'homme de la situation.

Le ministre a indiqué que le gouvernement libéral allait continuer à appliquer le même programme avec la même détermination, parce qu'il est convaincu que c'est ce qu'il faut pour le Québec d'aujourd'hui.

Le ministre des Finances, Michel Audet, a lui aussi défendu les politiques du gouvernement libéral. Il estime que les changements effectués par l'équipe de Jean Charest « sont nécessaires pour assurer la pérennité à long terme de nos services publics ». « Il faut recentrer l'État sur ses missions de base », a-t-il affirmé.

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.