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Affaire Kazemi: Ottawa demande des comptes

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2005 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Ottawa estime que les révélations du médecin iranien qui a examiné la journaliste canadienne en juin 2003 renforcent la position du Canada dans son bras de fer avec l'Iran.

Le médecin iranien qui examiné Zahra Kazemi affirme que la photojournaliste canadienne a été sauvagement battue, torturée et violée pendant sa détention à la prison d'Evine.

Le Dr Shahram Aazam, qui a obtenu récemment le statut de réfugié au Canada, a étayé ses observations jeudi, lors d'une conférence de presse à Ottawa. Il avait reçu Mme Kazemi, inconsciente, dans un hôpital de Téhéran.

Zahra Kazemi a vécu l'enfer

M. Aazam, qui était de garde le soir où la police a transporté Mme Kazemi à l'urgence de son hôpital, dit avoir constaté une sévère fracture du crâne, des ongles arrachés, le nez cassé, une épaule démise et de multiples contusions sur le corps de la femme de 54 ans.

L'infirmière qui a procédé à l'examen des organes génitaux de Mme Kazemi aurait pour sa part découvert des marques de viol, selon le médecin iranien.

La version de Téhéran contredite

Ces déclarations mettent de nouveau en doute la version de Téhéran qui soutien que la journaliste montréalaise est morte à la suite d'une grève de la faim.

Mme Kazemi, qui travaillait pour un journal montréalais de gauche, effectuait un reportage en Iran à l'été 2003 lorsqu'elle a été arrêtée par la police iranienne pendant qu'elle photographiait la prison d'Evine, à Téhéran. Elle est morte quelques jours plus tard d'une hémorragie cérébrale due à des coups reçus sur la tête.

Sommé par le Canada et la communauté internationale de faire enquête et de punir les coupables de cet acte, Téhéran a tenu en juillet un procès à huis clos très controversé au terme duquel l'agent des renseignements iranien mis en cause dans cette histoire a été acquitté.

La justice iranienne a estimé que la journaliste pouvait être morte accidentellement.

Le ministre canadien des Affaires étrangères, Pierre Petitgrew, considère que le témoignage du médecin iranien qui a reçu et examiné la photojournaliste Zahra Kazemi avant son décès, renforce la position du Canada.

M. Pettigrew a qualifié de « troublant » le témoignage du docteur Aazam. « Nous savons qu'il s'agit d'un meurtre et non d'un accident », a déclaré le ministre, selon qui la justice iranienne a failli à chacune des étapes de l'enquête sur la mort de la photojournaliste.

M. Pettigrew a répété qu'Ottawa avait la ferme intention de poursuivre cette affaire aussi longtemps que justice n'aura pas été rendue.

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