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La contestation étudiante s'intensifie

Radio-Canada

Les présidents des fédérations étudiantes collégiale et universitaire confirment le renouvellement des mandats de grève et annoncent une nouvelle série « d'actions symboliques ».

Le mouvement de grève étudiante est loin de s'essouffler, si on en croit les leaders des fédérations collégiale et universitaire, ainsi que les votes de débrayage qui continuent de s'accumuler.

En conférence de presse, lundi, le président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Pier-André Bouchard, a affirmé que la grève durera « le temps que ça prendra ». M. Bouchard a accusé le ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, de faire preuve de mauvaise foi dans le dossier.

De son côté, la présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Julie Bouchard, a confirmé que tous les mandats de grève obtenus dans les cégeps ont été renouvelés. Elle a également annoncé une série « d'actions symboliques » des étudiants, au cours des prochaines semaines, auxquelles prendront aussi part les membres de la FEUQ.

  • Ce mercredi, les cégépiens en grève participeront à une série de manifestations régionales.
  • Lundi prochain, la journée s'inscrira sous le thème des « dix plaies du gouvernement Charest ».
  • Le 30 mars, la FECQ promet de célébrer l'anniversaire de l'annonce des compressions de 103 millions de dollars dans le programme de prêts et bourses, décriées par les étudiants.
  • Au sujet des craintes concernant une éventuelle annulation de la session et une perte potentielle de revenus pour les étudiants, le président de la FEUQ a répondu que ceux-ci préféraient « perdre une semaine de salaire, plutôt que 5000 $ en prêts ».

    Signe de la force du mouvement de grève, les 42 000 étudiants de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) sont en grève générale. Même les étudiants en médecine de l'Université de Montréal emboîtent le pas, avec un mandat de grève de trois jours qui pourra être renouvelé. Plus de la moitié des étudiants de l'institution sont maintenant en arrêt d'études.

    Naissance de « l'Action ROSE »

    Des étudiants en sciences politiques de l'UQAM ont placardé d'affiches roses les portes des bureaux de circonscription de la ministre de la Culture et des Communications, Line Beauchamp, et du président de l'Assemblée nationale, Michel Bisson, dans la nuit de dimanche à lundi.

    L'Action ROSE (Résolution officielle pour la survie étudiante) est ainsi devenue la toute dernière manifestation de la grogne étudiante.

    La Fédération des associations étudiantes du campus de l'Université de Montréal (FAECUM) a aussi annoncé qu'un groupe d'étudiants entreprendrait mardi une grève de la faim devant les bureaux montréalais du ministère de l'Éducation, pendant que d'autres étudiants feraient un sit-in au centre-ville de Montréal.

    Pour sa part, la Coalition de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante élargie (CASSEE) organisera une grande manifestation devant l'Assemblée nationale, à Québec, jeudi.

    Le ministre de l'Éducation semonce les étudiants

    Lundi, le ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, a dénoncé le radicalisme de leurs leaders étudiants. « Je dis aux étudiants: regardez notre offre! Je suis ouvert aux commentaires mais pour l'instant, ils ont choisi un certain jusqu'au-boutisme », a-t-il déploré lors d'un point de presse, à Québec.

    M. Fournier ne ferme pas la porte à de nouveaux échanges avec les associations étudiantes mais n'a pas l'intention de faire les premiers pas, ni de revoir son offre soumise la semaine dernière. « Si on veut régler, il faudra que chacun fasse un bout de chemin. De notre côté, nous avons fait passablement un bon bout de chemin. Notre offre est valable », a-t-il ajouté.

    Mercredi dernier, le ministre Fournier a refusé de reconvertir les 103 millions de dollars de bourses transformées en prêts, comme le réclament les mouvements étudiants. Il a plutôt proposé une légère baisse du plafond du prêt (500 $ à l'université et 250 $ au collégial) et la mise en place d'une formule de remise partielle de dette destinée à environ 35 % des étudiants les plus démunis.

    Le coût de cette mesure totalise 41,5 millions de dollars en 2005-2006, puis 95,5 millions d'ici 2009-2010.

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