•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Grippe aviaire: l'OMS sonne l'alarme

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2005 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Organisation mondiale de la santé craint une possible pandémie de la forme humaine de la grippe aviaire et invite la communauté internationale à mieux coordonner ses efforts pour lutter contre la maladie.

Au premier jour d'une conférence internationale, qui rassemble une vingtaine de pays et d'organisations à Ho Chi Minh-Ville, au Vietnam, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a mis en garde la communauté internationale, mercredi, contre une pandémie meurtrière de grippe aviaire.

L'OMS estime qu'une épidémie mondiale pourrait faire jusqu'à 100 millions de morts si le virus H5N1 mutait et devenait facilement transmissible entre humains.

Les experts sanitaires redoutent en effet une rencontre de la grippe aviaire et de la grippe humaine classique.

Un tel concours pourrait donner naissance à un nouveau virus susceptible de déclencher une épidémie planétaire, à l'instar de la grippe espagnole qui a fait de 20 à 40 millions de morts en 1918.

La maladie a déjà tué 45 personnes, dont 33 au Vietnam et 12 en Thaïlande, en plus d'avoir fait des ravages dans l'industrie de la volaille dans une douzaine de pays au cours des 14 derniers mois.

Nécessité d'une action concertée

L'OMS a invité les gouvernements et les grandes agences à mieux coordonner leurs efforts et à préparer rapidement des plans d'urgence contre la maladie.

Mais le dirigeant du programme de lutte contre la grippe de l'OMS, Klaus Stohr, a déploré que les pays riches n'en faisaient pas suffisamment pour aider les pays d'Asie du Sud-Est à limiter la propagation du virus.

Les coûts élevés et les limites à la capacité de production de vaccins à l'échelle mondiale font en sorte qu'ils sont hors de portée de bien des gouvernements. M. Stohr fait le même constat pour les médicaments antiviraux.

Comme d'autres pays développés, le Canada s'efforce d'accélérer ses plans de réaction en cas de pandémie sur son propre territoire, notamment en s'approvisionnant en médicaments.

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.