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L'éperlan arc-en-ciel, espèce vulnérable

La survie de ce petit poisson dans l'estuaire du Saint-Laurent est menacée par l'activité humaine et la pollution. Québec s'apprête à lui attribuer le statut d'espèce vulnérable.

Québec s'apprête à attribuer officiellement le statut d'espèce vulnérable à l'éperlan arc-en-ciel de l'estuaire du Saint-Laurent.

Selon les experts, l'avenir incertain de ce petit poisson n'est pas lié pour l'instant à la pêche blanche pratiquée à l'embouchure des rivières du Bas-Saint-Laurent.

Ce serait plutôt la fragilité des frayères qui menacerait sa survie.

En effet, l'éperlan arc-en-ciel ne dispose plus que de quatre frayères pour se reproduire.

Les frayères des rivières Ouelle et Fouquet dans le Kamouraska et le ruisseau de l'Église près de Beaumont sont fragilisées par l'activité humaine et la pollution.

Le biologiste Guy Verreault explique que le maintien de la qualité de l'eau des rivières de l'estuaire est essentiel pour assurer l'avenir de l'éperlan arc-en-ciel.

Selon lui, la mission n'est pas impossible. Il cite le cas de la restauration de la frayère de la rivière Rivière-du-Loup, qui a contribué à rétablir la population d'éperlans. « La ville de Rivière-du-Loup traite maintenant toutes ses eaux usées. Le dépotoir à neige qui était carrément sur la frayère n'est plus là, ce qui fait qu'on a vu le retour de l'éperlan dans cette rivière », affirme M. Verreault.

Chaque hiver, au Bas-saint-Laurent, on dénombre quelque 400 cabanes sur les banquises de l'estuaire. Ces installations sont fréquentées par un millier de pêcheurs à l'éperlan.

Les amateurs constatent que les prises ont chuté de manière importante au cours des trois dernières années.