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Mariage gai: des députés libéraux sous pression

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2005 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Au moment où un sondage révèle que 66 % des Canadiens préfèrent un référendum sur le mariage gai plutôt qu'un vote aux Communes, le PLC suggérerait aux députés opposés à ce type d'union de s'absenter le jour du vote.

Au lendemain du dépôt à la Chambre des communes du projet de loi sur le mariage entre conjoints de même sexe, des députés libéraux se sont plaints des pressions exercées sur eux pour qu'ils appuient le texte.

Selon le député ontarien Pat O'Brien, le bureau de la whip du Parti libéral aux Communes, Karen Redman, suggérerait aux dissidents de s'absenter au moment du vote.

Mme Redman a démenti ces affirmations.

Un autre député de l'Ontario, Tom Wappel, a accusé le premier ministre Martin d'avoir trompé les libéraux pendant des mois, en leur laissant croire qu'il y aurait un vote libre sur cette question, y compris pour les membres du Conseil des ministres.

Une belle occasion pour Harper

Le chef du Parti conservateur, Stephen Harper, a saisi l'occasion pour qualifier les pressions exercées par le Parti libéral d'« approche typique » de Paul Martin.

M. Harper se targue de laisser voter ses députés librement.

D'ailleurs, un deuxième député conservateur a annoncé mercredi qu'il voterait en faveur du projet de loi fédéral sur les mariages gais.

Il s'agit de Jim Prentice, qui représente une circonscription de Calgary, et qui a déjà été candidat à la direction de l'ancien Parti conservateur.

Il estime que les gouvernements n'ont pas le droit, légal ou moral, de refuser un permis de mariage à deux personnes de même sexe qui veulent se marier.

James Moore, de la Colombie-Britannique, a déjà indiqué qu'il voterait en faveur du projet de loi. Deux autres conservateurs, Belinda Stronach, de l'Ontario, et Gerald Keddy, de la Nouvelle-Écosse, indiquent qu'ils pourraient faire de même. Ils veulent d'abord étudier le projet de loi libéral.

Une majorité de Canadiens opposée au mariage gai

Le sujet divise autant les parlementaires que la population. Selon un sondage COMPAS publié mercredi matin, plus des deux tiers des Canadiens souhaitent un référendum national sur cette question, plutôt qu'un vote au Parlement.

L'enquête révèle que, si un référendum national avait lieu, 66 % des Canadiens opteraient pour la définition conventionnelle du mariage, soit l'union entre un homme et une femme.

Lors d'un sondage mené en novembre 2003, 67 % des répondants s'étaient prononcés en faveur du maintien de la définition actuelle du mariage.

La légalisation des mariages gais n'est pas une priorité

Le sondage COMPAS révèle également que la légalisation des mariages gais est loin d'être une priorité pour les Canadiens.

En effet, interrogés au sujet des principaux dossiers sur lesquels le gouvernement fédéral devrait se pencher en priorité, 48 % des répondants ont placé la santé en tête de liste, 17 % ont opté pour l'économie, 16 % pour le contrôle des dépenses gouvernementales, 10 % pour l'environnement et 6 % pour les mariages gais, devant la lutte contre le terrorisme (2 %).

Une question de droits fondamentaux, selon Irwin Cotler

Réagissant aux résultats du sondage, le ministre fédéral de la Justice, Irwin Cotler, a rejeté catégoriquement l'idée d'un référendum pour trancher le débat sur les mariages gais. Selon lui, la question doit être débattue et réglée par le Parlement dans le cadre de la Charte des droits et libertés.

Le sondage de la firme COMPAS a été réalisé pour le compte du National Post et de la chaîne de télévision Global National, du 28 au 31 janvier 2005, auprès de 885 personnes. Sa marge d'erreur est de 3,4 %, 19 fois sur 20.

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