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Irak: un archevêque catholique est kidnappé

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2005 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des hommes armés enlèvent l'archevêque de la communauté catholique syriaque de Mossoul, pendant que plusieurs attaques de la guérilla font une vingtaine de morts en Irak.

Des hommes armés ont enlevé lundi l'archevêque de la communauté catholique de rite syriaque de Mossoul, au nord de l'Irak, pendant que de nouveaux actes de violence faisaient une vingtaine de morts dans le pays.

Le rapt est survenu au moment où Mgr Basile Georges Casmoussa, âgé de 66 ans, montait dans sa voiture, dans le quartier Al-Chourta. Selon deux ecclésiastiques de la ville, les assaillants l'ont jeté dans le coffre de leur voiture, pour ensuite prendre la fuite.

Le Vatican a condamné cet « acte terroriste » et a demandé la libération immédiate de Mgr Casmoussa.

La communauté chrétienne syriaque compte 35 000 fidèles à Mossoul, où l'on retrouve aussi 20 000 chrétiens de rite chaldéen.

Violence à l'approche du scrutin

Des attaques de la guérilla ont fait lundi une vingtaine de morts en Irak. Parmi les attaques les plus meurtrières, une dizaine de personnes ont été tuées et une quinzaine d'autres, blessées, par l'explosion d'une voiture piégée devant un commissariat de police à Baïji.

Pendant ce temps, à Bakouba, huit personnes ont été tuées, dont sept soldats irakiens, lors d'une attaque de la guérilla contre un barrage policier. Le groupe de l'islamiste jordanien Abou Moussab Al-Zarqaoui, lié au réseau terroriste Al-Qaïda, a revendiqué l'attaque dans un communiqué publié sur un site Internet.

Huit autres personnes ont trouvé la mort dans l'explosion d'une voiture piégée devant un poste de police au nord de la capitale irakienne.

Une autre attaque suicide a frappé un convoi militaire américain à Ramadi. Deux Marines ont été tués en action dans cette région. À Ramadi toujours, les corps de cinq civils et d'un soldat irakien ont été retrouvés par les autorités. Avec ces corps, il y avait des messages sur lesquels on pouvait lire: « collaborateurs ».

Toujours lundi, plusieurs obus de mortier ont été tirés sur trois écoles de la ville de Bassorah. Heureusement, cette attaque n'a fait aucune victime.

Inscription des électeurs irakiens dans une quinzaine de pays

Par ailleurs, à deux semaines des élections en Irak, l'inscription sur la liste électorale des expatriés irakiens s'est amorcée lundi dans une quinzaine de pays, dont le Canada.

Ainsi, cinq bureaux d'inscription ont été ouverts au Canada (trois à Toronto, un à Ottawa et un à Calgary) pour permettre aux 25 000 ressortissants irakiens du Canada qui rencontrent les critères d'admissibilité de s'inscrire aux élections irakiennes du 30 janvier prochain. Au total, près de 40 000 Irakiens vivent au Canada.

La géographie canadienne étant très étendue, le responsable de l'élection irakienne au Canada craint des difficultés pour joindre tous les Irakiens qui ont le droit de vote au Canada.

Néanmoins, il souligne que les cinq bureaux de vote se trouvent à proximité du lieu de résidence d'au moins 80 % des électeurs admissibles. Il est persuadé que le taux de participation sera élevé au Canada.

Le 30 janvier prochain, les électeurs irakiens seront appelés aux urnes afin d'élire les 275 membres qui constitueront la première assemblée nationale démocratiquement élue en Irak. Ces élus auront entre autres comme mandat de rédiger un projet de constitution pour le pays récemment libéré de la dictature de Saddam Hussein lors de l'invasion du pays par les forces britanno-américaines.

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