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Le Canada augmente son aide à l'Asie

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2005 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le premier ministre Paul Martin annonce que l'aide canadienne aux pays dévastés par le tsunami est portée de 80 millions à 425 millions de dollars. Le bilan des victimes canadiennes s'élève maintenant à six.

Le Canada augmente de façon importante son aide aux pays dévastés par le tsunami du 26 décembre. Le premier ministre Paul Martin a annoncé lundi que le Canada portait sa promesse d'aide, qui était de 80 millions de dollars, à 425 millions de dollars, au cours des 5 prochaines années.

  • 150 millions de dollars serviront à égaler les dons faits par des particuliers et des groupes de citoyens à des organisations humanitaires;
  • 73 millions de dollars seront versés sous forme d'aide immédiate à des organismes comme la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, l'UNICEF, le Programme alimentaire mondial et le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés, Oxfam, Vision mondiale, Care et Aide à l'enfance;
  • 30 millions de dollars, en trois ans, sont inclus dans le montant de la contribution pour le moratoire sur le remboursement des dettes contractées par l'Indonésie, le Sri Lanka, la Thaïlande, et l'Inde auprès du gouvernement canadien;
  • 42 millions de dollars serviront à financer le déploiement de l'Équipe d'intervention en cas de catastrophe (DART) au Sri Lanka, l'envoi de spécialistes de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), du ministère des Affaires étrangères et de l'Agence canadienne de développement international (ACDI) en Asie, de même que l'annulation de certains frais d'immigration pour les ressortissants des pays touchés;
  • 160 millions de dollars seront versés de 2005 à 2009 pour la reconstruction de la région.
  • Cette aide ne proviendra pas des imposants surplus fédéraux, mais des réserves du gouvernement prévues dans le budget mais non encore affectées. L'aide canadienne se situe désormais au cinquième rang mondial, après l'Australie, l'Allemagne, le Japon et les États-Unis.

    « La réaction des peuples et des gouvernements devant le malheur qui frappe l'Asie a été renversante », a déclaré le premier ministre Paul Martin lors d'un point de presse au Parlement. « Il s'agit maintenant de veiller à ce que cette réaction et les engagements aient des effets à long terme. »

    L'annonce canadienne survient à quelques heures de l'ouverture de la conférence de Genève, où les pays donateurs doivent faire part de leur engagement en faveur de la reconstruction dans les pays victimes du tsunami.

    Cette conférence se tient sous l'égide des Nations unies.

    M. Martin quittera vendredi le Canada à destination de l'Asie, où il visitera plusieurs pays, dont la Thaïlande et le Sri Lanka.

    Nouveau bilan

    Le ministère des Affaires étrangères a confirmé lundi le décès d'un sixième Canadien, survenu en Inde. Il s'ajoute aux quatre victimes canadiennes en Thaïlande et à une autre au Sri Lanka.

    De plus, 285 autres Canadiens manquent toujours à l'appel, dont 37 qui sont officiellement portés disparus. Il y a cinq jours, le nombre de disparus était de 146.

    La Croix-Rouge reçoit un don exceptionnel

    La Croix-rouge canadienne a reçu lundi le plus important don d'un particulier de son histoire: cinq millions de dollars pour les victimes du tsunami en Asie. Les donateurs sont le couple Kroum et Eva Pindoff, les fondateurs de la chaîne Music World.

    Ils s'étaient engagés à donner un demi-million de dollars, mais les images des ravages et de la misère des victimes causés par le désastre les ont incités à majorer la somme offerte.

    Le couple voulait absolument faire leur don avant mardi matin, date limite à laquelle le gouvernement fédéral s'est engagé à une contribution équivalente aux dons du grand public.

    L'équipe d'intervention (DART) arrivée au Sri Lanka

    D'autre part, partis jeudi pour le Sri Lanka, 130 des 200 soldats de l'Équipe d'intervention en cas de catastrophe des Forces canadiennes (DART) ont atteint la ville d'Ampara, sur la côte sud-est du pays, où le tsunami a fait plus de 10 000 morts.

    Arrivés samedi à Colombo avec des centaines de tonnes de matériel, les membres de la DART se sont mis en route lundi pour un périple de plus de 200 kilomètres à travers la jungle sri lankaise jusqu'à Ampara.

    Sur place, l'armée canadienne doit monter et exploiter à Ampara quatre systèmes de traitement d'eau pouvant fournir quotidiennement plus de 200 000 litres d'eau potable. La DART doit également contribuer à la réparation des routes et des ponts dans la région dévastée par le tsunami.

    La mission de la DART au Sri Lanka doit durer au moins six semaines. Le coût total de cette mission est estimé à 20 millions de dollars canadiens.

    Principaux objectifs de la DART au Sri Lanka

  • Production d'au moins 50 000 litres d'eau potable par jour
  • Établissement d'un hôpital de campagne
  • Réparation des infrastructures routières, des ponts et rétablissement du réseau électrique
  • Construction d'abris et de camps pour les sinistrés
  • Coordination des efforts entre les différentes agences humanitaires et les forces en présence pour venir en aide aux populations en détresse
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