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Scandale des commandites

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2005 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La commission Gomery tente de lever le voile sur un scandale qui éclabousse les responsables de la gestion du controversé programme des commandites, commandé par l'ancien premier ministre Jean Chrétien.

Le pays tout entier est étonné d'apprendre que, selon la vérificatrice générale du Canada, 100 millions de dollars en fonds publics ont été accordés par le gouvernement libéral de Jean Chrétien à des agences de publicité, et ce, au mépris de toutes les règles d'attribution des contrats.

En effet, le 10 février 2004, Sheila Fraser rendait public son rapport final sur le programme de commandites du gouvernement fédéral. Ce rapport avait été commandé par l'ancien premier ministre Jean Chrétien, à la suite de nombreuses allégations d'irrégularités et de malversations dans la mise en oeuvre du programme.

Doté d'un budget de 250 millions de dollars, le programme prévoyait le versement de sommes d'argent aux organisateurs d'évènements, de festivals ou de rassemblements. En contrepartie, ceux-ci devaient placer bien en évidence des symboles canadiens, comme l'unifolié, là où avait lieu leur activité. L'argent qui provenait du programme transitait par des agences de publicité, qui se payaient en commissions ou honoraires souvent disproportionnés par rapport au travail effectué. Dans son rapport, Sheila Fraser évalue à 100 millions les sommes ainsi versées aux agences de publicité.

De rebondissement en rebondissement

Lors des témoignages entendus par la Commission d'enquête sur le programme de commandites et les activités publicitaires, les révélations n'ont cessé d'étonner. Le producteur Robert Guy Scully a ainsi révélé lors de son passage devant la commission que, pendant 10 ans, 14 millions de dollars ont été versés à ses sociétés de production pour la réalisation de séries télévisées. M. Scully a qualifié de « banque centrale » le directeur du programme des commandites, Charles Guité. Ce dernier a admis n'avoir jamais effectué de vérifications pour s'assurer que le gouvernement obtenait un juste retour pour l'argent qu'il versait dans le cadre du programme de commandites.

Au moment où la commission Gomery suspendait ses travaux pour la période des fêtes, le juge a affirmé que le programme de commandites était géré de façon catastrophique.

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