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Le sabotage d'un pylône d'Hydro inquiète

Radio-Canada

Jacques Chagnon confirme l'utilisation d'explosifs contre un pylône d'Hydro-Québec, tandis que Sam Hamad dit prendre la menace au sérieux. Un groupe inconnu a revendiqué le méfait, dimanche.

Le ministre de la Sécurité publique du Québec, Jacques Chagnon, a confirmé que des explosifs avaient été utilisés pour endommager un pylône d'Hydro-Québec, la semaine dernière, près de Coaticook, dans les Cantons-de-l'Est.

« Le pylône a été soulevé de quelques pieds, a été déplacé de quelques pieds, alors c'est clair qu'il y a eu un explosif », a-t-il confié à Radio-Canada. M. Chagnon, qui se trouve dans l'État de New York à l'occasion d'une rencontre avec des responsables locaux de la sécurité, a tenté de rassurer les Américains à ce sujet, puisque la ligne de transport attaquée alimente Boston en électricité. En dépit du pylône légèrement endommagé, l'alimentation électrique de cette ligne n'a jamais été interrompue.

Pour sa part, le ministre responsable d'Hydro-Québec, Sam Hamad, a dit qu'il ne fallait jamais minimiser ce genre d'incident et que lui-même ne prenait pas la chose à la légère. Il a précisé que la société d'État avait pris des mesures afin d'augmenter la sécurité de ses installations et qu'elle participait à l'enquête de la Sûreté du Québec.

Dimanche, un communiqué signé par un mystérieux groupe dénommé « Initiative de résistance internationaliste » (IRI) a revendiqué le sabotage du pylône situé à Saint-Herménégilde. Ce groupe est totalement inconnu des milieux policiers.

L'IRI affirme avoir commis ce geste pour protester contre le « saccage et le pillage des ressources » naturelles québécoises vers les États-Unis. Le groupe, qui associe sa lutte à celles des peuples irakien, bolivien et palestinien, indique que son acte est « une réponse face à l'aisance avec laquelle l'État se moque de l'opposition populaire ».

Des policiers de la SQ ont perquisitionné les salles de nouvelles du Journal de Montréal, de La Presse et de la station de radio CKAC, dimanche soir, pour récupérer le communiqué envoyé par courrier électronique revendiquant l'attentat. La police veut identifier la provenance du document afin de tenter de déterminer s'il est factice ou non.