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Bhopal: 20 ans après

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2004 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

En Inde, des milliers de personnes commémorent la plus grande catastrophe industrielle du 20e siècle, qui a fait, en 1984, plus de 800 000 victimes.

En Inde, des milliers de personnes commémorent jeudi et vendredi la catastrophe industrielle qui a fait, en 1984, plus de 800 000 victimes, selon les chiffres officiels.

Les autorités régionales ont annoncé une première mesure pour nettoyer le site de l'usine, sur lequel « 25 000 tonnes de matériel solide contaminé » ont été laissées, selon Greenpeace.

Les associations de défense des victimes de la catastrophe se réjouissent du lancement des procédures de nettoyage, mais pressent le gouvernement d'en faire davantage. Greenpeace lui demande de « sécuriser le site et de fournir de l'eau potable aux survivants ». L'eau des bidonvilles qui entourent l'usine est en effet toujours contaminée.

La plus grande catastrophe industrielle du 20e siècle

Les cérémonies ont commencé par une veillée aux bougies, dans la nuit de jeudi à vendredi. C'est en effet peu après minuit, le 3 décembre 1984, que 40 000 tonnes de gaz toxique mortel se sont échappées de l'usine Union Carbide de Bhopal. Les associations de défense des victimes ont manifesté dès jeudi. Des centaines de milliers de personnes sont attendues vendredi.

Au moins 3500 personnes sont mortes le premier jour de la catastrophe, et plus de 15 000 à ce jour ont succombé à la suite de leur intoxication. Selon Amnistie internationale, ce bilan atteindrait 22 000 morts. À divers degrés, plus de 800 000 personnes ont été touchées.

La ville toujours contaminée

Une compagnie publique, Engineers India Limited, va mener l'enquête sur le site pour déterminer combien de déchets toxiques y restent. L'entreprise Dow Chemical, qui a racheté l'usine, n'a, en effet, jamais entrepris aucune opération de nettoyage.

Les associations de défense des victimes réclament en outre que Dow Chemical paye pour les dépenses médicales des centaines de milliers de victimes. Certaines d'entre elles ont été indemnisées, mais d'autres ne le sont toujours pas.

Toujours aucune condamnation

Le principal accusé, l'Américain Warren Anderson, ancien responsable de l'usine, n'a jamais comparu devant la justice indienne. Un mandat d'arrêt a cependant été lancé contre lui en 1994.

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