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Une majorité de Québécois en faveur du suicide assisté

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2004 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Selon un récent sondage Léger Marketing/Télé-Québec, plus des deux tiers des Québécois souhaiteraient qu'on les aide à mettre un terme à leur vie s'ils étaient atteints d'une maladie incurable.

Le concept de suicide assisté gagne du terrain dans l'opinion publique québécoise. En effet, selon les résultats d'un sondage Léger Marketing réalisé pour le compte de Télé-Québec, 68 % des Québécois réclameraient qu'on les aide à mourir s'ils étaient atteints d'une maladie incurable.

Quant à l'aspect juridique, voire criminel, du suicide assisté, 79 % des répondants ont estimé que les personnes qui aident un proche à mettre un terme à ses souffrances ne devraient pas être poursuivies en justice.

Ce sondage a été réalisé par la firme Léger Marketing pour le compte de Télé-Québec auprès d'un échantillon de 1000 Québécois(e)s entre le 27 et le 31 octobre dernier. Sa marge d'erreur est de plus ou moins 3,4 %, 19 fois sur 20.

Un sujet qui rebondit régulièrement aux Communes

Pendant ce temps, à Ottawa, l'épineuse question de l'euthanasie et du suicide assisté est revenue dans les débats de la Chambre des communes à la suite de deux cas récents au Québec et en Colombie-Britannique où des poursuites ont été engagées contre des gens qui ont aidé un proche à mette un terme à ses souffrances.

Il est temps de rouvrir le débat selon Irwin Colter

Selon le ministre fédéral de la Justice, Irwin Cotler, le Parlement devrait reconsidérer la question du suicide assisté. « Pour moi, c'est une question difficile et complexe. Nous pourrions grandement profiter d'un débat informé sur le sujet » a déclaré M. Cotler à la réunion du Comité de la justice des Communes.

Le Sénat s'était penché sur la problématique de l'euthanasie en 1995 et s'était prononcé en bout de ligne contre un adoucissement de la loi punissant ce geste. « Malgré tout, le temps est venu de revoir la question. » a conclu Irwin Cotler.

L'un des cas les plus célèbres de suicide assisté au Canada est celui de Sue Rodriguez, de Victoria, en Colombie-Britannique. La femme, atteinte de la maladie de Lou Gehrig, avait déposé une requête devant les tribunaux pour qu'on l'autorise à mettre un terme à ses souffrances lors d'un suicide assisté. Devant le refus des tribunaux de sa province et celui de la Cour suprême du Canada, la femme s'était tout de même enlevé la vie en 1994.

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