•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Option citoyenne réfléchit à la souveraineté

Radio-Canada

Environ 300 personnes sont réunies à Québec dans le cadre de la rencontre d'orientation du mouvement Option citoyenne, dirigé par Françoise David.

Près de 300 personnes se sont réunies en fin de semaine à Québec pour le congrès d'orientation du mouvement Option citoyenne.

Ce mouvement politique, fondé par Françoise David et François Saillant en mai 2004, doit adopter ses grandes orientations, en plus de discuter d'une éventuelle fusion avec l'Union des forces progressistes (UFP) en vue de fonder un nouveau parti politique de gauche.

Sur la question de la souveraineté, Mme David a affirmé que beaucoup de membres n'étaient pas prêts à prendre position. Plusieurs sentiraient le besoin de réfléchir davantage aux liens entre la souveraineté et le projet social d'Option citoyenne.

« Il faut se demander de quels outils constitutionnels on a besoin au Québec pour réaliser le projet social d'Option citoyenne », a précisé Mme David.

Mme David a en outre soutenu que la création d'un nouveau parti politique pourrait se faire à l'automne 2005. Plusieurs membres de l'UFP ont d'ailleurs assisté au congrès d'Option citoyenne, notamment les deux vice-présidents, Denise Veilleux et Amir Khadir. Les pourparlers officiels entre les deux formations devraient commencer à la fin du congrès.

Même si ce mariage réussit, l'unification de la gauche en 2005 ne restera vraisemblablement que partielle. Le troisième grand joueur, le Parti vert, refuse de se fondre dans un autre parti. Selon son porte-parole, Vincent François, le Parti vert, qui existe depuis quatre ans, arrive maintenant à maturité, avec un programme solide et cohérent.

M. François se dit toutefois ouvert à travailler avec l'UFP et Option citoyenne.

Souveraineté et féminisme

Outre les pourparlers en vue d'une union politique avec l'UFP, les militants d'Option citoyenne ont discuté des positions à adopter en matière d'économie, de féminisme, de fonctionnement du futur parti politique et de question nationale.

Les militants ont aussi eu à débattre de la pertinence d'accoler l'étiquette « féministe » au nouveau parti, un mot qui, admet Mme David, pourrait rebuter certaines personnes.