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Des pratiques de courtiers remises en question

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2004 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des courtiers autonomes en produits financiers et en assurances dénoncent les modes de rémunération qui régissent l'industrie et qui font d'eux des vendeurs plutôt que des conseillers professionnels. Une enquête de Radio-Canada.

Selon des courtiers autonomes en produits financiers et en assurances du Québec, les incitatifs à la vente les contraignent à faire passer les intérêts de l'institution financière avant ceux de leurs clients.

Une enquête de la radio et de la télévision de Radio-Canada montre la situation chez Services financiers la Laurentienne (SFL), une filiale de Desjardins.

Léon Lemoine était un courtier autonome chez SFL. Il n'était pas un conseiller financier à l'emploi d'une caisse populaire, par exemple.

Il pouvait offrir une gamme de produits financiers différents.

Même si le représentant SFL ne cache pas son lien avec Desjardins, le client ne sait pas toujours qu'il existe des quotas de vente ou des concours pour gagner des voyages, si on vend plus de Desjardins.

Selon SFL, on a mis fin au contrat de Léon Lemoine en février 2004 parce qu'il n'atteignait pas les objectifs de vente. Léon Lemoine affirme que son directeur lui demandait de choisir déjà en 2002 entre vendre plus de produits Desjardins ou vendre sa clientèle. M. Lemoine lui aurait répondu alors qu'il vendrait des produits Desjardins s'ils étaient adéquats.

SFL est une filiale de Desjardins. Le président du Mouvement Desjardins, Alban D'Amours, reconnaît que certains clients ne sont pas au courant des commissions bonifiées et des concours, même si, selon lui, cela existe partout dans l'industrie. « Il y a peut-être des clients qui l'ignorent, mais ces clients sont satisfaits du résultat. »

Le code de déontologie qui régit les planificateurs financiers stipule qu'ils doivent porter des jugements et formuler des recommandations à leur client de façon objective et indépendante sans égard à leur gain personnel.

Pour SFL, il revient au courtier lui-même de s'assurer qu'il respecte bien son code de déontologie.

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